La FGTB a mené une action symbolique lundi matin en face du siège de la Fédération des Entreprises de Belgique à Bruxelles pour réclamer la signature rapide de l'accord sur le salaire minimum. Les syndicats avaient mis sur la table la semaine dernière une proposition demandant dans un premier temps une hausse de 1,1% du salaire minimum. Et dans un deuxième temps une hausse de 2,4%. Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB, souligne que la FGTB a bloqué pendant des mois la hausse de 1,1% et juge cynique de manifester aujourd'hui pour que tout aille plus vite. Les manifestations et les fuites dans la presse ne font en outre que ralentir les négociations. "Tu ne peux pas mettre un pied dedans et un pied dehors. Soit tu es autour de la table, soit tu manifestes", commente-t-il. Pour la FEB, il était important de boucler deux dossiers au 30 septembre: la hausse du salaire minimum et la mise en place de moyens pour une activation plus rapide des personnes ayant perdu leur emploi. "La prochaine étape est d'exécuter précisément ce qui a été convenu dans l'AIP en mars-avril de l'an dernier", ajoute M. Timmermans. Il ne veut pas encore s'exprimer sur la hausse de 2,4%. "Nous sommes encore en discussions sur ce point. Plusieurs pistes sont possibles. En outre, les propositions doivent être présentées au gouvernement. Quel gouvernement?", ironise-t-il. Le Groupe des Dix doit se retrouver mercredi. (Belga)