La direction de l'enseigne Lidl a introduit une demande de conciliation auprès du bureau de conciliation de la commission paritaire, a-t-elle annoncé jeudi. La direction souhaite ainsi se mettre à nouveau autour de la table avec les syndicats.

Les régions de Wallonie picarde, Liège, Mons et Charleroi sont largement touchées. Dans la région liégeoise, l'ensemble des magasins Lidl ont baissé le volet, affirme le secrétaire politique du Setca local, Julien Dohet.

Les discussions avec la direction étaient au point mort ce jeudi matin. Après l'échec de la concertation sociale mercredi matin, les syndicats avaient refusé une demande de conciliation au cours de l'après-midi, jugeant les propositions de l'enseigne "insuffisantes au regard des revendications des travailleurs".

La montée en gamme de Lidl, marquée par une rénovation de ses magasins et de nouveaux assortiments ces derniers mois, s'est accompagnée "d'une recherche de productivité sans cesse accrue" qui "épuise des équipes arrivées à la limite de ce qu'elles peuvent supporter", selon le Setca.

La direction de Lidl proposait un agrandissement de l'équipe volante qui soutient les équipes des magasins en cas de maladie et des bras supplémentaires pour amoindrir la charge de travail lors d'un nouvel agencement des rayons ou d'un affichage important pour une thématique spécifique. Mais ces mesures n'ont pas permis d'apaiser les travailleurs.

La direction de Lidl introduit une demande de conciliation

La direction de l'enseigne Lidl a introduit une demande auprès du bureau de conciliation de la commission paritaire, a-t-elle annoncé jeudi. Une demande similaire avait déjà été rejetée par le front commun mercredi.

La direction souhaite ainsi se mettre à nouveau autour de la table avec les syndicats. Ces derniers avaient déploré, dans le courant de l'après-midi de mercredi, des propositions encore moins satisfaisantes à leurs yeux que celles faites mercredi matin lors de la concertation sociale.

La situation semble avoir évolué ce jeudi, puisque le syndicat chrétien se dit prêt à discuter.

Il n'est cependant pas certain que cela aura un effet sur le mouvement de grève en cours, celui-ci émanant des travailleurs eux-mêmes. Pour la LBC, le personnel attend qu'un élément concret soit mis sur la table par la direction.