La Formule 1 va-t-elle enfin retrouver de sa superbe ? Depuis quelques années, le plus médiatisé des sports automobiles sombre en effet dans un interminable tunnel. Courses monotones, règlement trop strict, pilotes sans charisme, audiences en baisse... Il est loin le temps où le suspense et la ferveur du public régnaient en maître sur les circuits de F1. Avec la récente prise de contrôle de cette discipline sportive par le groupe Liberty Media, les choses pourraient progressivement changer. Filiale de Liberty Glo...

La Formule 1 va-t-elle enfin retrouver de sa superbe ? Depuis quelques années, le plus médiatisé des sports automobiles sombre en effet dans un interminable tunnel. Courses monotones, règlement trop strict, pilotes sans charisme, audiences en baisse... Il est loin le temps où le suspense et la ferveur du public régnaient en maître sur les circuits de F1. Avec la récente prise de contrôle de cette discipline sportive par le groupe Liberty Media, les choses pourraient progressivement changer. Filiale de Liberty Global (le géant américain de la télévision par câble qui possède Telenet chez nous), Liberty Media vient en effet de racheter les 35 % de parts détenues par le fonds d'investissement CVC Capital Partners dans Delta Topco, la société qui possède The Formula One Group, chargée de la promotion du championnat du monde de F1 et de l'exploitation de ses droits commerciaux. Avec un chèque de 4,4 milliards de dollars (quasi 4 milliards d'euros), Liberty Media prend de facto le contrôle de ce sport automobile et peut désormais influencer son avenir. A priori anecdotique, la migration des droits de la F1 d'un fonds d'investissement vers un groupe actif dans les médias et la communication va sans doute marquer le point de départ d'un renouveau de la compétition. Certes, l'incontournable Bernie Ecclestone restera aux commandes de The Formula One Group pour deux années encore, mais nul doute que le milliardaire John Malone, CEO de Liberty Media, viendra mettre son grain de sel pour redynamiser ce sport automobile, notamment aux Etats-Unis où cette discipline est quelque peu boudée. L'homme d'affaires américain a en outre annoncé son intention de booster prochainement la F1 sur les supports digitaux où elle fait cruellement défaut et où ce sport pourrait, là aussi, conquérir un nouveau public avec les retombées publicitaires que l'on devine. Ce changement de propriétaire pourrait-il aussi avoir une influence sur la F1 en Belgique ? Certainement pas sur l'avenir du circuit de Spa-Francorchamps, qui est considéré comme l'un des plus beaux et spectaculaires du monde, mais sans doute sur les chaînes de télévision qui diffusent la compétition. Avec l'explosion des droits télé et le passage progressif de la F1 sur des chaînes payantes, il y a peu de chance que la RTBF - qui a signé un contrat jusqu'en 2017 - puisse encore s'offrir, à l'avenir, ce genre de spectacle. D'autant plus qu'en Flandre, c'est Telenet (propriété de Liberty Global) qui diffuse déjà la F1 sur sa chaîne payante Play Sports et que l'opérateur souhaite ardemment s'implanter en Wallonie...