Les autorités ne se sont pas exprimées sur le montant attendu du FMI ni sur les modalités de cette aide. Le gouvernement a adopté jeudi un plan de relance pour tenter de sortir le Liban d'une grave crise marquée par une inflation galopante et une forte dépréciation de la livre libanaise par rapport au dollar. La crise économique avait été l'un des déclencheurs en octobre 2019 d'un soulèvement inédit contre la classe politique, inchangée depuis des décennies et accusée de corruption et d'incompétence. Le gouvernement espère que son plan de relance sera jugé suffisamment crédible par la communauté internationale pour obtenir des aides. De manière générale, le Liban attend "un soutien financier externe dépassant les 10 milliards de dollars", outre 11 milliards promis en 2018 lors d'une conférence internationale à Paris, mais jamais débloqués faute de réformes. Malgré toutes les assurances des autorités ces derniers mois, le plan de relance entérine un flottement à venir du taux de change de la livre libanaise, indexée depuis 1997 sur le dollar. Ces dernières semaines dans les bureaux de change, la livre libanaise a poursuivi sa dégringolade, franchissant le seuil des 4.000 livres pour un dollar. Le taux officiel de 1.507 livres est resté inchangé. Le Liban, qui a annoncé en mars être en défaut de paiement, croule sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170% du PIB, l'un des taux les plus élevés au monde. Selon des estimations officielles, 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi ou vu leur salaire réduit. (Belga)

Les autorités ne se sont pas exprimées sur le montant attendu du FMI ni sur les modalités de cette aide. Le gouvernement a adopté jeudi un plan de relance pour tenter de sortir le Liban d'une grave crise marquée par une inflation galopante et une forte dépréciation de la livre libanaise par rapport au dollar. La crise économique avait été l'un des déclencheurs en octobre 2019 d'un soulèvement inédit contre la classe politique, inchangée depuis des décennies et accusée de corruption et d'incompétence. Le gouvernement espère que son plan de relance sera jugé suffisamment crédible par la communauté internationale pour obtenir des aides. De manière générale, le Liban attend "un soutien financier externe dépassant les 10 milliards de dollars", outre 11 milliards promis en 2018 lors d'une conférence internationale à Paris, mais jamais débloqués faute de réformes. Malgré toutes les assurances des autorités ces derniers mois, le plan de relance entérine un flottement à venir du taux de change de la livre libanaise, indexée depuis 1997 sur le dollar. Ces dernières semaines dans les bureaux de change, la livre libanaise a poursuivi sa dégringolade, franchissant le seuil des 4.000 livres pour un dollar. Le taux officiel de 1.507 livres est resté inchangé. Le Liban, qui a annoncé en mars être en défaut de paiement, croule sous une dette de 92 milliards de dollars, soit 170% du PIB, l'un des taux les plus élevés au monde. Selon des estimations officielles, 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur emploi ou vu leur salaire réduit. (Belga)