L'impact d'une éventuelle guerre commerciale varierait en fonction de la nature de l'économie: plus le marché est ouvert, plus l'effet est important. Ainsi, l'Allemagne risquerait un impact de 3,8% sur son PIB. L'étude ne donne pas de chiffre pour la Belgique mais son économie particulièrement ouverte l'expose à coup sûr à un important contre-coup. En fait, compte tenu des liens étroits entre les grandes économies mondiales, "la hausse des prélèvements à l'importation ne bénéficiera à personne", l'exportation globale représentant 25% du PIB mondial. Les économistes de BNP Paribas Fortis constatent par ailleurs que "le pic de croissance est derrière nous". Ils tablent désormais sur une croissance de 1,8% cette année en Belgique et de 1,5% en 2019, de 2,2% cette année dans la zone euro (+1,7% en 2019) et de 3% aux USA (+2% en 2019). Pour l'économie belge, les économistes entrevoient un bouffée d'air frais possible via une hausse des investissements alors que notre pays sous-investit dans ses infrastructures publiques depuis des décennies. "Une politique claire, déclenchant un choc d'investissement unique ou étalé, peut soulager. Aux faibles taux d'intérêt actuels, ces investissements peuvent largement être récupérés", estiment-ils, à condition toutefois "que les règles européennes en matière d'investissements soient assouplies". (Belga)

L'impact d'une éventuelle guerre commerciale varierait en fonction de la nature de l'économie: plus le marché est ouvert, plus l'effet est important. Ainsi, l'Allemagne risquerait un impact de 3,8% sur son PIB. L'étude ne donne pas de chiffre pour la Belgique mais son économie particulièrement ouverte l'expose à coup sûr à un important contre-coup. En fait, compte tenu des liens étroits entre les grandes économies mondiales, "la hausse des prélèvements à l'importation ne bénéficiera à personne", l'exportation globale représentant 25% du PIB mondial. Les économistes de BNP Paribas Fortis constatent par ailleurs que "le pic de croissance est derrière nous". Ils tablent désormais sur une croissance de 1,8% cette année en Belgique et de 1,5% en 2019, de 2,2% cette année dans la zone euro (+1,7% en 2019) et de 3% aux USA (+2% en 2019). Pour l'économie belge, les économistes entrevoient un bouffée d'air frais possible via une hausse des investissements alors que notre pays sous-investit dans ses infrastructures publiques depuis des décennies. "Une politique claire, déclenchant un choc d'investissement unique ou étalé, peut soulager. Aux faibles taux d'intérêt actuels, ces investissements peuvent largement être récupérés", estiment-ils, à condition toutefois "que les règles européennes en matière d'investissements soient assouplies". (Belga)