Selon l'étude, qui se base sur les données de plus de 260.000 travailleurs actifs auprès de plus de 32.000 employeurs, 54% des travailleurs belges se trouvaient chez le même employeur depuis plus de cinq ans en 2019. Une personne sur trois (32%) présente même une ancienneté de plus de 10 ans. "Les périodes durant lesquelles un grand nombre d'emplois apparaissent, comme cela a été le cas ces dernières années, font baisser l'ancienneté moyenne car chaque nouvelle embauche n'a encore aucune ancienneté par définition", analyse Benoît Caufriez, directeur Acerta Consult. "Vous avez l'effet inverse lorsque le flux sortant diminue: cela fait augmenter l'ancienneté, sauf si seules les nouvelles recrues partent." Parmi les secteurs étudiés, le secteur financier sort du lot et affiche une ancienneté moyenne de 21 ans et neuf mois, soit plus du double de la moyenne nationale, alors qu'elle est plus faible dans les services (sept ans et six mois) et le commerce (sept ans). "Ce constat peut indiquer une rotation du personnel, mais il est également lié au fait qu'il y a davantage de starters dans ces secteurs et que les premiers travailleurs ne peuvent nécessairement pas encore avoir constitué une ancienneté digne de ce nom", analyse Benoît Caufriez. Une enquête d'Acerta relève par ailleurs l'existence de la "crise des cinq ans" en matière de travail. Après cette période, le travailleur s'intéresse à des tâches complémentaires, à une modification de sa fonction, peut s'en lasser et décider de quitter l'entreprise. Une formation permanente et la mobilité interne constituent des solutions à ce problème, d'après l'étude. (Belga)

Selon l'étude, qui se base sur les données de plus de 260.000 travailleurs actifs auprès de plus de 32.000 employeurs, 54% des travailleurs belges se trouvaient chez le même employeur depuis plus de cinq ans en 2019. Une personne sur trois (32%) présente même une ancienneté de plus de 10 ans. "Les périodes durant lesquelles un grand nombre d'emplois apparaissent, comme cela a été le cas ces dernières années, font baisser l'ancienneté moyenne car chaque nouvelle embauche n'a encore aucune ancienneté par définition", analyse Benoît Caufriez, directeur Acerta Consult. "Vous avez l'effet inverse lorsque le flux sortant diminue: cela fait augmenter l'ancienneté, sauf si seules les nouvelles recrues partent." Parmi les secteurs étudiés, le secteur financier sort du lot et affiche une ancienneté moyenne de 21 ans et neuf mois, soit plus du double de la moyenne nationale, alors qu'elle est plus faible dans les services (sept ans et six mois) et le commerce (sept ans). "Ce constat peut indiquer une rotation du personnel, mais il est également lié au fait qu'il y a davantage de starters dans ces secteurs et que les premiers travailleurs ne peuvent nécessairement pas encore avoir constitué une ancienneté digne de ce nom", analyse Benoît Caufriez. Une enquête d'Acerta relève par ailleurs l'existence de la "crise des cinq ans" en matière de travail. Après cette période, le travailleur s'intéresse à des tâches complémentaires, à une modification de sa fonction, peut s'en lasser et décider de quitter l'entreprise. Une formation permanente et la mobilité interne constituent des solutions à ce problème, d'après l'étude. (Belga)