Si les gouvernements wallon et bruxellois avaient fermé le secteur à la mi-mars et que les fédérations patronales telles que Federgon et AtoutEI leur ont emboîté le pas, le front commun syndical constate que des entreprises commerciales de titre-service rappellent désormais leurs aides-ménèges. Ces entreprises sont "affiliées à Federgon", précise Sébastien Dupanloup, représentant de la FGTB. La société Trixxo en particulier est visée. Les syndicats dénoncent des pressions exercées sur les aides-ménagères, en leur envoyant des messages leur affirmant que leurs collègues veulent continuer à travailler ou que les personnes âgées ont besoin d'elles. "Ces entreprises jouent avec la santé des travailleurs!", s'outrage le front commun syndical. Il critique aussi une sorte de chantage économique: en revenant travailler, les aides-ménagères pourront percevoir leur salaire complet et recevoir des chèques-repas au lieu d'une allocation de chômage temporaire fixée à 70% de leur salaire. "C'est criminel, on joue sur le fait qu'elles n'ont pas beaucoup d'argent", s'exclame Sébastien Dupanloup. "Elles doivent choisir entre mourir et se nourrir." AtoutEI pointe du doigt le gouvernement flamand, qui a décidé d'augmenter les taux de remboursement des chèques de 8,64 euros par heure pendant un mois. Cette prime doit absorber les surcoûts liés à la crise, comme les équipements de protection. Mais, à l'instar des syndicats, la fédération wallonne s'interroge alors que la pénurie fait rage. "Est-ce réaliste de penser que les entreprises vont recevoir du matériel pour les aides-ménagères?" La fédération patronale et les syndicats relèvent que les mesures de distanciation sociale ne sont pas toujours applicables dans le secteur. AtoutEI note enfin que "cette politique risque d'avoir des effets pervers en matière de concurrence entre les entreprises". Elle plaide pour que la fermeture du secteur des titres-services soit imposée "dans toute la Belgique" tandis que les syndicats demandent à la Première ministre Sophie Wilmès d'user des pouvoirs spéciaux qui ont été accordés au gouvernement fédéral pour "protéger les plus faibles". (Belga)

Si les gouvernements wallon et bruxellois avaient fermé le secteur à la mi-mars et que les fédérations patronales telles que Federgon et AtoutEI leur ont emboîté le pas, le front commun syndical constate que des entreprises commerciales de titre-service rappellent désormais leurs aides-ménèges. Ces entreprises sont "affiliées à Federgon", précise Sébastien Dupanloup, représentant de la FGTB. La société Trixxo en particulier est visée. Les syndicats dénoncent des pressions exercées sur les aides-ménagères, en leur envoyant des messages leur affirmant que leurs collègues veulent continuer à travailler ou que les personnes âgées ont besoin d'elles. "Ces entreprises jouent avec la santé des travailleurs!", s'outrage le front commun syndical. Il critique aussi une sorte de chantage économique: en revenant travailler, les aides-ménagères pourront percevoir leur salaire complet et recevoir des chèques-repas au lieu d'une allocation de chômage temporaire fixée à 70% de leur salaire. "C'est criminel, on joue sur le fait qu'elles n'ont pas beaucoup d'argent", s'exclame Sébastien Dupanloup. "Elles doivent choisir entre mourir et se nourrir." AtoutEI pointe du doigt le gouvernement flamand, qui a décidé d'augmenter les taux de remboursement des chèques de 8,64 euros par heure pendant un mois. Cette prime doit absorber les surcoûts liés à la crise, comme les équipements de protection. Mais, à l'instar des syndicats, la fédération wallonne s'interroge alors que la pénurie fait rage. "Est-ce réaliste de penser que les entreprises vont recevoir du matériel pour les aides-ménagères?" La fédération patronale et les syndicats relèvent que les mesures de distanciation sociale ne sont pas toujours applicables dans le secteur. AtoutEI note enfin que "cette politique risque d'avoir des effets pervers en matière de concurrence entre les entreprises". Elle plaide pour que la fermeture du secteur des titres-services soit imposée "dans toute la Belgique" tandis que les syndicats demandent à la Première ministre Sophie Wilmès d'user des pouvoirs spéciaux qui ont été accordés au gouvernement fédéral pour "protéger les plus faibles". (Belga)