"Nous voulons encore donner une chance pour que nos revendications soient acceptées par la direction d'ici là. Le protocole d'accord contient des éléments imbuvables pour nous. Des éléments qui pèsent notamment sur la sécurité des travailleurs et des passagers", a souligné la syndicaliste. "La direction refuse de répondre à nos principales revendications". Selon Ludo Sempels du syndicat flamand ACOD, pendant flamand de la CGSP, l'action "aura des conséquences sur le trafic ferroviaire. Nous déposons un préavis de grève afin que les travailleurs aient la possibilité de participer à l'action", précise-t-il. "Nous appelons les travailleurs à participer", a dit pour sa part Luc Piens du syndicat chrétien flamand. Les négociations de l'accord social pour la période 2020-2022 ont débuté au mois de juin, mais les syndicats ont rejeté le protocole d'accord la semaine dernière, s'opposant au projet de la direction. Ils avaient laissé une semaine aux responsables de la société ferroviaire pour trouver une réponse claire et concrète à leurs revendications, qui portent sur quatre points principaux: une hausse salariale de 1,1%, le maintien des 36 heures pour l'ensemble du personnel, présent et à venir, des engagements sur le plan quantitatif et qualitatif (plus de recrutements statutaires) et des conditions de rémunération identiques pour les agents contractuels et statutaires, en fonction des barèmes et non "au mérite". (Belga)