La première demande des représentants des travailleurs est que cette norme salariale de 0,4% n'ait plus de caractère impératif mais prenne à nouveau une valeur indicative, comme cela était le cas avant la révision de la loi en 2017. "Il n'y avait aucune raison de tourner le dos à ce principe indicatif à l'époque. Les bénéfices des entreprises et les dividendes ont augmenté de façon drastique depuis 2017", souligne Mario Coppens, président du SLFP. Les trois syndicats ont également insisté sur la nécessité d'effectuer un calcul correct du handicap salarial, soit le désavantage qui toucherait les entreprises belges par rapport aux sociétés des pays voisins en raison de salaires plus élevés chez nous. Pour un calcul efficace de ce paramètre, FGTB, CSC et SLFP demandent d'inclure les subsides salariaux et le tax-shift qui a contribué à réduire les charges sur les entreprises. Le mécanisme d'indexation automatique des salaires est nécessaire mais clairement pas suffisant, commente Marc Leemans, président de l'ACV/CSC. "Le pouvoir d'achat de nombreuses personnes recule et nous plaidons pour une plus grande marge de man?uvre dans la négociation des salaires", a-t-il ajouté. Thierry Bodson, président de la FGTB/ABVV, estime même que la loi de 1996 a contribué à creuser les inégalités entre les hauts et les bas revenus. (Belga)

La première demande des représentants des travailleurs est que cette norme salariale de 0,4% n'ait plus de caractère impératif mais prenne à nouveau une valeur indicative, comme cela était le cas avant la révision de la loi en 2017. "Il n'y avait aucune raison de tourner le dos à ce principe indicatif à l'époque. Les bénéfices des entreprises et les dividendes ont augmenté de façon drastique depuis 2017", souligne Mario Coppens, président du SLFP. Les trois syndicats ont également insisté sur la nécessité d'effectuer un calcul correct du handicap salarial, soit le désavantage qui toucherait les entreprises belges par rapport aux sociétés des pays voisins en raison de salaires plus élevés chez nous. Pour un calcul efficace de ce paramètre, FGTB, CSC et SLFP demandent d'inclure les subsides salariaux et le tax-shift qui a contribué à réduire les charges sur les entreprises. Le mécanisme d'indexation automatique des salaires est nécessaire mais clairement pas suffisant, commente Marc Leemans, président de l'ACV/CSC. "Le pouvoir d'achat de nombreuses personnes recule et nous plaidons pour une plus grande marge de man?uvre dans la négociation des salaires", a-t-il ajouté. Thierry Bodson, président de la FGTB/ABVV, estime même que la loi de 1996 a contribué à creuser les inégalités entre les hauts et les bas revenus. (Belga)