Aucun travailleur n'a pu accéder au bâtiment d'Econocom vendredi matin en raison de cette action. Le groupe franco-belge actif dans les services informatiques emploie plus de 500 personnes en Belgique.

"Ce licenciement est une tentative de la direction pour briser le travail syndical dans cette entreprise et effrayer tout le monde en vue des élections sociales de mai 2020", explique Martin Willems, secrétaire permanent CNE-CSC. "Nous réclamons la réintégration du délégué syndical dans toutes ses fonctions."

L'action syndicale se poursuivra toute la journée.

Le syndicaliste licencié était délégué et représentant du personnel depuis 19 ans dans l'entreprise. D'après la direction, il a été licencié car il consacrait trop de temps à son activité syndicale. "Econocom n'a jamais donné suite aux demandes de la CNE de lui donner des missions professionnelles en plus de ses mandats syndicaux alors que c'est une obligation de l'employeur", poursuit Martin Willems.

Le syndicat précise encore que la direction avait déjà licencié un autre délégué syndical il y a quelques semaines. "Econocom se place donc résolument au-dessus des lois qui protègent le dialogue social et les représentants du personnel", déplore la CNE. Elle considère que l'entreprise profite de la "période des soldes", avant les élections sociales de 2020, "pendant laquelle le licenciement irrégulier d'un représentant du personnel est un peu moins cher en termes de pénalité".