Le nombre de scieries a fortement baissé ces 30 dernières années. En 1989, on en comptait encore 300 alors que le nombre s'est réduit aujourd'hui à 95, soit une baisse de près de 70%. Plusieurs éléments expliquent ce recul selon les organisations du secteur: la concurrence accrue pour les matières premières, les lourds investissements de modernisation des équipements, la difficulté de trouver un repreneur lors du départ à la retraite d'un chef d'entreprise et le manque de salariés qualifiés et motivés. En Wallonie, où l'on trouve la majorité des scieries, la baisse stagne toutefois.

Le secteur s'inquiète particulièrement de la sécurité d'approvisionnement en bois rond. "Avec les résineux, le problème est la disponibilité dans la forêt, car les propriétaires et les gestionnaires forestiers plantent plus de feuillus", explique François De Meersman, secrétaire général de la Confédération belge du bois. "Avec le bois dur, il y a une concurrence avec les exportations vers la Chine."

Cette pénurie force les scieries de bois dur à fonctionner à 64,7% de leur capacité maximale alors que la demande grimpe. Le problème ne se pose pas encore pour les scieries de résineux mais cela pourrait se produire à l'avenir. De plus en plus de bois est importé de l'étranger, particulièrement de France ou d'Allemagne. "Le bois dur en Belgique est trop cher parce qu'il est proche des ports", explique M. De Meersman. L'augmentation des importations entraîne des retards et une réduction de l'activité, ce qui pose à son tour un problème pour les clients.

La confédération demande de l'aide aux autorités. Elle plaide en premier lieu pour que la politique concernant les bois reflète la réalité des scieries: 92,6% du bois rond qui est scié provient de conifères, 3,9% de peupliers et 2,9% de chêne. Il faut, selon la confédération, planter plus de conifères. Elle demande aussi que le bois dur soit réservé aux scieries belges afin qu'elles ne doivent plus en importer.

Le nombre de scieries a fortement baissé ces 30 dernières années. En 1989, on en comptait encore 300 alors que le nombre s'est réduit aujourd'hui à 95, soit une baisse de près de 70%. Plusieurs éléments expliquent ce recul selon les organisations du secteur: la concurrence accrue pour les matières premières, les lourds investissements de modernisation des équipements, la difficulté de trouver un repreneur lors du départ à la retraite d'un chef d'entreprise et le manque de salariés qualifiés et motivés. En Wallonie, où l'on trouve la majorité des scieries, la baisse stagne toutefois. Le secteur s'inquiète particulièrement de la sécurité d'approvisionnement en bois rond. "Avec les résineux, le problème est la disponibilité dans la forêt, car les propriétaires et les gestionnaires forestiers plantent plus de feuillus", explique François De Meersman, secrétaire général de la Confédération belge du bois. "Avec le bois dur, il y a une concurrence avec les exportations vers la Chine." Cette pénurie force les scieries de bois dur à fonctionner à 64,7% de leur capacité maximale alors que la demande grimpe. Le problème ne se pose pas encore pour les scieries de résineux mais cela pourrait se produire à l'avenir. De plus en plus de bois est importé de l'étranger, particulièrement de France ou d'Allemagne. "Le bois dur en Belgique est trop cher parce qu'il est proche des ports", explique M. De Meersman. L'augmentation des importations entraîne des retards et une réduction de l'activité, ce qui pose à son tour un problème pour les clients. La confédération demande de l'aide aux autorités. Elle plaide en premier lieu pour que la politique concernant les bois reflète la réalité des scieries: 92,6% du bois rond qui est scié provient de conifères, 3,9% de peupliers et 2,9% de chêne. Il faut, selon la confédération, planter plus de conifères. Elle demande aussi que le bois dur soit réservé aux scieries belges afin qu'elles ne doivent plus en importer.