La proposition de loi accordant au gouvernement de Sophie Wilmès des pouvoirs spéciaux pour trois mois renouvelables, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et ses effets économiques et sociaux, sera votée jeudi à la Chambre, en séance plénière. Pour la FGTB, cette loi doit exclure toute possibilité d'intervention unilatérale en matière de législation sociale. "Pas question de créer un effet d'aubaine ouvrant grand la porte à toute dérive en matière de temps de travail ou de nouvelles flexibilités", juge le syndicat socialiste dans un communiqué. La FGTB s'inquiète d'autant plus que, selon elle, l'arrêté ministériel du 18 mars portant des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus, a été rédigé "sans concertation avec les organisations syndicales" et "sous l'influence unique du lobbying des organisations patronales". Et la FGTB d'exiger "que les développements futurs tiennent compte de l'avis des organisations syndicales qui ont la meilleure connaissance pratique du terrain". L'organisation socialiste s'inquiète aussi d'entendre "des voix qui se lèvent déjà pour mettre en avant les efforts qui seront nécessaires pour relancer la machine économique". "Flexibilité, modération sociale (loi de 1996), vacances raccourcies et autres semblent, déjà, de retour dans les esprits de certains avant même que la population ne soit à l'abri", déplore-t-on dans les rangs syndicaux. (Belga)

La proposition de loi accordant au gouvernement de Sophie Wilmès des pouvoirs spéciaux pour trois mois renouvelables, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et ses effets économiques et sociaux, sera votée jeudi à la Chambre, en séance plénière. Pour la FGTB, cette loi doit exclure toute possibilité d'intervention unilatérale en matière de législation sociale. "Pas question de créer un effet d'aubaine ouvrant grand la porte à toute dérive en matière de temps de travail ou de nouvelles flexibilités", juge le syndicat socialiste dans un communiqué. La FGTB s'inquiète d'autant plus que, selon elle, l'arrêté ministériel du 18 mars portant des mesures d'urgence pour limiter la propagation du coronavirus, a été rédigé "sans concertation avec les organisations syndicales" et "sous l'influence unique du lobbying des organisations patronales". Et la FGTB d'exiger "que les développements futurs tiennent compte de l'avis des organisations syndicales qui ont la meilleure connaissance pratique du terrain". L'organisation socialiste s'inquiète aussi d'entendre "des voix qui se lèvent déjà pour mettre en avant les efforts qui seront nécessaires pour relancer la machine économique". "Flexibilité, modération sociale (loi de 1996), vacances raccourcies et autres semblent, déjà, de retour dans les esprits de certains avant même que la population ne soit à l'abri", déplore-t-on dans les rangs syndicaux. (Belga)