Des discussions sur davantage de collaboration étaient en cours depuis un moment.

A l'été 2018, une étude de complémentarité a été commandée aux bureaux de consultance Deloitte et juridique Laga. La conclusion de celle-ci était que la collaboration actuelle entre les deux ports n'a que peu d'impact en raison de la concurrence actuelle, une portée trop limitée et ne présentait que peu d'engagement.

Les administrations portuaires d'Anvers et de Zeebrugge ont maintenant donné leur feu vert pour le début de négociations "en vue de la construction (phasée) d'une éventuelle fusion entre les deux ports", précisent-elles. L'ensemble du processus devrait durer deux ans.

"Nous discutons depuis un moment avec le port d'Anvers afin de voir comment nous pouvons collaborer plus étroitement dans le but de renforcer chacun sa plate-forme portuaire", a réagi Dirk De fauw, président du conseil d'administration du port de Zeebrugge.

Selon l'échevine en charge du Port d'Anvers Annick De Ridder, un port unifié peut devenir, encore plus qu'aujourd'hui, la porte d'entrée de l'Europe. "Selon l'enquête de Deloitte, il apparaît très clairement les deux ports sont dans une très large mesure complémentaire et que nous sommes confrontés à des défis communs. Ensemble, Anvers et Zeebrugge peuvent devenir, plus rapidement et efficacement, le port du futur en persévérant dans de nouveaux domaines, à savoir la transition énergétique, l'innovation et la numérisation."