Les grèves sont la conséquence de l'échec des négociations entre syndicats et direction. BALPA se plaint en effet que le management n'a aucune idée de la manière de traiter avec les syndicats et qu'aucun accord-cadre n'est disponible. Les revendications des syndicats concernent notamment la transparence des rémunérations, les pensions et les pertes de licences. "Nous n'avons pu engranger aucune avancée dans ces domaines avec la direction de Ryanair, visiblement parce qu'elle ne comprend pas comment travailler de manière constructive ou négocier avec nous", selon le syndicat qui reste toutefois ouvert à la discussion afin d'éviter la grève. "Aucun pilote ne souhaite compromettre les plans de voyage des gens mais nous n'avons pas d'autres choix pour l'instant." Le climat social est en effet de nouveau tendu chez Ryanair. Ainsi au Portugal, une menace de grève plane du 21 au 25 août notamment parce que la compagnie à bas coûts ne respecte pas les accords en matière de pécules de vacances et de jours de congé, selon un syndicat local. Une grève devrait également toucher l'Espagne au mois de septembre mais aucune date n'a pas encore été fixée. Dans ses deux pays, Ryanair entend également fermer plusieurs bases. En Irlande encore, les pilotes qui y sont basés ont voté ces derniers jours en faveur d'actions possibles. La Belgique n'est pas en reste, malgré les CCT conclues entre la direction et les syndicats. "Appliquer le droit du travail local, c'est plus qu'une CCT. Ryanair n'a par exemple pas de règlement de travail local, pas d'assurance contre les accidents de travail et pas de service de prévention", avait ainsi récemment pointé Hans Elsen (ACV-PULS). La reprise des négociations est prévue le 13 août. (Belga)