Renault et PSA Peugeot Citroën se seraient coordonnés pour faire grimper de 1 % en moyenne le prix de pièces détachées sur lesquelles ils exercent un monopole (les éléments dits 'visibles', dont le design est protégé) et ainsi s'assurer chacun, après une période de rodage, un profit supplémentaire annuel de 100 millions d'euros, explique Le Soir. Ce gonflement des prix aurait été possible grâce à un logiciel appelé Partnéo, acheté par Accenture à une jeune société française et progressivement adopté par les deux constructeurs afin qu'ils puissent hausser de manière indétectable le prix de certaines de leurs pièces de rechange.

Avant le recours au logiciel, les constructeurs établissaient leurs prix de vente comme le font la plupart des commerçants, c'est-à-dire en multipliant le prix de revient par un coefficient. Mais l'approche de Partnéo est beaucoup plus fine, son algorithme brise le lien formel entre prix de revient et de vente, fixant le second en fonction de la "valeur perçue", autrement dit le prix maximum que le client est prêt à payer pour un pare-brise ou un capot.

Renault et PSA Peugeot Citroën se seraient coordonnés pour faire grimper de 1 % en moyenne le prix de pièces détachées sur lesquelles ils exercent un monopole (les éléments dits 'visibles', dont le design est protégé) et ainsi s'assurer chacun, après une période de rodage, un profit supplémentaire annuel de 100 millions d'euros, explique Le Soir. Ce gonflement des prix aurait été possible grâce à un logiciel appelé Partnéo, acheté par Accenture à une jeune société française et progressivement adopté par les deux constructeurs afin qu'ils puissent hausser de manière indétectable le prix de certaines de leurs pièces de rechange. Avant le recours au logiciel, les constructeurs établissaient leurs prix de vente comme le font la plupart des commerçants, c'est-à-dire en multipliant le prix de revient par un coefficient. Mais l'approche de Partnéo est beaucoup plus fine, son algorithme brise le lien formel entre prix de revient et de vente, fixant le second en fonction de la "valeur perçue", autrement dit le prix maximum que le client est prêt à payer pour un pare-brise ou un capot.