La Première ministre Sophie Wilmès (MR), le ministre De Croo (Open Vld) et la ministre de l'Emploi et de l'Economie, Nathalie Muylle (CD&V), recevaient mardi après-midi les syndicats de Brussels Airlines après l'annonce par l'entreprise de son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois, soit un quart du personnel de la compagnie, et de réduire sa flotte d'avions de 30%.

"Les négociations sont très difficiles avec Lufthansa car eux-même sont en train de négocier (une aide d'Etat d'environ 9 milliards d'euros, NDLR) avec le gouvernement allemand", a expliqué Alexander De Croo à son arrivée au 16 rue de la Loi. Il est en effet question d'une entrée de l'Etat allemand au capital du groupe aéronautique, ce qui crispe les débats. Son patron Carsten Spohr ne veut en effet pas entendre parler d'une immixtion des gouvernements dans la gestion de son entreprise.

Le ministre des Finances a par ailleurs insisté sur la nécessité de réduire au maximum le nombre de licenciements secs et sur celle de donner des perspectives pour le futur de la compagnie après la crise du coronavirus.

Les syndicats étaient dans le même état d'esprit avant de rencontrer le gouvernement. "On veut avoir un impact social le plus réduit possible", a ainsi dit le secrétaire permanent CGLSB/ACVLB, Filip Lemberechts. "Le message qu'on va donner est celui de la nécessité de sauver l'entreprise. Il faut que Lufthansa et le gouvernement avancent vers un accord pendant que nous nous occupons du volet social au sein de Brussels Airlines. On espère que l'on sera soutenus par le gouvernement", a-t-il ajouté.

La secrétaire permanente du Setca/BBTK, Anita Van Hoof, a elle répété "l'importance de l'entreprise pour le secteur aérien belge et pour l'économie du pays".

Enfin, la CNE a appelé l'Etat à prendre ses responsabilités s'il veut un contrôle et une régulation du secteur aérien. "S'il ne le fait pas, ce sera la victoire des compagnies low-cost", prédit son secrétaire permanent, Didier Lebbe. "On l'a vu pendant 20 ans avec Ryanair qui ne respectait rien. Il faut investir dans certains pans du secteur et dans des emplois convenables, par exemple en prenant une certaine forme de contrôle dans certaines entreprises", a-t-il suggéré.

La Première ministre Sophie Wilmès (MR), le ministre De Croo (Open Vld) et la ministre de l'Emploi et de l'Economie, Nathalie Muylle (CD&V), recevaient mardi après-midi les syndicats de Brussels Airlines après l'annonce par l'entreprise de son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois, soit un quart du personnel de la compagnie, et de réduire sa flotte d'avions de 30%. "Les négociations sont très difficiles avec Lufthansa car eux-même sont en train de négocier (une aide d'Etat d'environ 9 milliards d'euros, NDLR) avec le gouvernement allemand", a expliqué Alexander De Croo à son arrivée au 16 rue de la Loi. Il est en effet question d'une entrée de l'Etat allemand au capital du groupe aéronautique, ce qui crispe les débats. Son patron Carsten Spohr ne veut en effet pas entendre parler d'une immixtion des gouvernements dans la gestion de son entreprise. Le ministre des Finances a par ailleurs insisté sur la nécessité de réduire au maximum le nombre de licenciements secs et sur celle de donner des perspectives pour le futur de la compagnie après la crise du coronavirus. Les syndicats étaient dans le même état d'esprit avant de rencontrer le gouvernement. "On veut avoir un impact social le plus réduit possible", a ainsi dit le secrétaire permanent CGLSB/ACVLB, Filip Lemberechts. "Le message qu'on va donner est celui de la nécessité de sauver l'entreprise. Il faut que Lufthansa et le gouvernement avancent vers un accord pendant que nous nous occupons du volet social au sein de Brussels Airlines. On espère que l'on sera soutenus par le gouvernement", a-t-il ajouté. La secrétaire permanente du Setca/BBTK, Anita Van Hoof, a elle répété "l'importance de l'entreprise pour le secteur aérien belge et pour l'économie du pays". Enfin, la CNE a appelé l'Etat à prendre ses responsabilités s'il veut un contrôle et une régulation du secteur aérien. "S'il ne le fait pas, ce sera la victoire des compagnies low-cost", prédit son secrétaire permanent, Didier Lebbe. "On l'a vu pendant 20 ans avec Ryanair qui ne respectait rien. Il faut investir dans certains pans du secteur et dans des emplois convenables, par exemple en prenant une certaine forme de contrôle dans certaines entreprises", a-t-il suggéré.