Rien que cette année, le déficit budgétaire des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) -- Bahreïn, Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis -- devrait atteindre 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros), estime l'agence de notation dans un rapport. Ces estimations se basent sur un prix baril de pétrole à 30 dollars (26 euros) en moyenne cette année. S&P estime que le prix du baril devrait remonter à 55 dollars (48 euros) en 2022. En conséquence, les besoins de financement au sein du CCG ont considérablement augmenté, note Standard & Poors. "Nous prévoyons que la dette publique des Etats du CCG atteigne un record de 100 milliards de dollars (88 milliards d'euros) rien qu'en 2020", explique l'agence de notation. Quelque 80 milliards de dollars (70 milliards d'euros) supplémentaires vont être retirés des actifs des Etats du Golfe, estimés à 2.000 milliards de dollars (1.750 milliards d'euros), pour combler le déficit budgétaire. "Selon nos prévisions macroéconomiques, la situation financière au sein du CCG devrait continuer de se détériorer jusqu'en 2023", note S&P. La pandémie de Covid-19 a durement frappé la demande mondiale de pétrole, avec pour conséquence une chute des prix à des niveaux historiquement bas, avant une reprise partielle. Le Fonds monétaire internationale (FMI) a estimé fin juin que les six pays du CCG pourraient perdre quelque 200 milliards de dollars (175 milliards de dollars) de revenus cette année. (Belga)

Rien que cette année, le déficit budgétaire des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) -- Bahreïn, Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis -- devrait atteindre 180 milliards de dollars (158 milliards d'euros), estime l'agence de notation dans un rapport. Ces estimations se basent sur un prix baril de pétrole à 30 dollars (26 euros) en moyenne cette année. S&P estime que le prix du baril devrait remonter à 55 dollars (48 euros) en 2022. En conséquence, les besoins de financement au sein du CCG ont considérablement augmenté, note Standard & Poors. "Nous prévoyons que la dette publique des Etats du CCG atteigne un record de 100 milliards de dollars (88 milliards d'euros) rien qu'en 2020", explique l'agence de notation. Quelque 80 milliards de dollars (70 milliards d'euros) supplémentaires vont être retirés des actifs des Etats du Golfe, estimés à 2.000 milliards de dollars (1.750 milliards d'euros), pour combler le déficit budgétaire. "Selon nos prévisions macroéconomiques, la situation financière au sein du CCG devrait continuer de se détériorer jusqu'en 2023", note S&P. La pandémie de Covid-19 a durement frappé la demande mondiale de pétrole, avec pour conséquence une chute des prix à des niveaux historiquement bas, avant une reprise partielle. Le Fonds monétaire internationale (FMI) a estimé fin juin que les six pays du CCG pourraient perdre quelque 200 milliards de dollars (175 milliards de dollars) de revenus cette année. (Belga)