Interrogé en commission de la Chambre sur l'état d'avancement des négociations (une aide de l'État belge de 290 millions d'euros a été évoquée) et sur la nature d'une éventuelle aide belge en faveur de Brussels Airlines, M. De Croo s'est voulu relativement discret. Après la rencontre mi-mai entre la Première ministre Sophie Wilmès et Carsten Spohr, le CEO de Lufthansa, "plusieurs contacts" ont eu lieu avec Lufthansa mais le niveau d'intensité de ces contacts a baissé ces derniers jours, sans doute parce que la compagnie allemande était elle-même en train de finaliser ses discussions avec le gouvernement allemand et la Commission européenne sur un plan d'aide de l'État allemand, a expliqué le ministre belge. Mais maintenant qu'un accord est intervenu avec l'Allemagne, sur une aide de neuf milliards d'euros, les contacts vont à nouveau s'intensifier. S'agissant de la nature d'une aide belge éventuelle à Brussels Airlines, M. De Croo a indiqué que "l'instrument qui serait utilisé, et j'utilise le conditionnel, n'est pas l'élément le plus crucial". Ce qui est important, selon le ministre, c'est que la Belgique dispose d'un mécanisme qui lui permette de suivre la mise en oeuvre du business plan qui sera adopté et devra permettre à la compagnie aérienne belge, très importante pour Brussels Airport et tout le tissu économique autour de Zaventem, de renouer avec une croissance durable. "Les moyens qui seront éventuellement accordés devront être utilisés pour développer l'activité en Belgique. Les coûts de restructuration devront être supportés par la compagnie et sa maison-mère et non par l'Etat belge", a insisté M. De Croo. Concernant le plan de restructuration, actuellement discuté en conseil d'entreprise, M. De Croo a laissé entendre qu'il pourrait entraîner moins de licenciements que le millier annoncé, même si "ce n'est pas encore tout à fait clair" et que les négociations sont encore en cours entre les partenaires sociaux. Si le ministre belge dit comprendre la nécessité pour Brussels Airlines de redevenir bénéficiaire et de répondre dans un premier temps à la forte baisse de son activité en raison du coronavirus, il est aussi important que la compagnie aérienne ait des perspectives d'avenir et de développement sur le long terme. (Belga)

Interrogé en commission de la Chambre sur l'état d'avancement des négociations (une aide de l'État belge de 290 millions d'euros a été évoquée) et sur la nature d'une éventuelle aide belge en faveur de Brussels Airlines, M. De Croo s'est voulu relativement discret. Après la rencontre mi-mai entre la Première ministre Sophie Wilmès et Carsten Spohr, le CEO de Lufthansa, "plusieurs contacts" ont eu lieu avec Lufthansa mais le niveau d'intensité de ces contacts a baissé ces derniers jours, sans doute parce que la compagnie allemande était elle-même en train de finaliser ses discussions avec le gouvernement allemand et la Commission européenne sur un plan d'aide de l'État allemand, a expliqué le ministre belge. Mais maintenant qu'un accord est intervenu avec l'Allemagne, sur une aide de neuf milliards d'euros, les contacts vont à nouveau s'intensifier. S'agissant de la nature d'une aide belge éventuelle à Brussels Airlines, M. De Croo a indiqué que "l'instrument qui serait utilisé, et j'utilise le conditionnel, n'est pas l'élément le plus crucial". Ce qui est important, selon le ministre, c'est que la Belgique dispose d'un mécanisme qui lui permette de suivre la mise en oeuvre du business plan qui sera adopté et devra permettre à la compagnie aérienne belge, très importante pour Brussels Airport et tout le tissu économique autour de Zaventem, de renouer avec une croissance durable. "Les moyens qui seront éventuellement accordés devront être utilisés pour développer l'activité en Belgique. Les coûts de restructuration devront être supportés par la compagnie et sa maison-mère et non par l'Etat belge", a insisté M. De Croo. Concernant le plan de restructuration, actuellement discuté en conseil d'entreprise, M. De Croo a laissé entendre qu'il pourrait entraîner moins de licenciements que le millier annoncé, même si "ce n'est pas encore tout à fait clair" et que les négociations sont encore en cours entre les partenaires sociaux. Si le ministre belge dit comprendre la nécessité pour Brussels Airlines de redevenir bénéficiaire et de répondre dans un premier temps à la forte baisse de son activité en raison du coronavirus, il est aussi important que la compagnie aérienne ait des perspectives d'avenir et de développement sur le long terme. (Belga)