Une perle de la couronne belge, vendue au rabais aux Allemands de Lufthansa ? Ils vont désosser Brussels Airlines rapidement et partiront avec les meilleurs morceaux en toute hâte en direction de Francfort, ne laissant que les restes à Zaventem, relégués vers la filiale à bas coûts Eurowings ?
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Une perle de la couronne belge, vendue au rabais aux Allemands de Lufthansa ? Ils vont désosser Brussels Airlines rapidement et partiront avec les meilleurs morceaux en toute hâte en direction de Francfort, ne laissant que les restes à Zaventem, relégués vers la filiale à bas coûts Eurowings ?Ces dernières semaines, pas mal de brouillard a été répandu autour de la compagnie aérienne Brussels Airlines. Mais depuis l'entrée de Lufthansa comme actionnaire en 2008, la société va de mieux en mieux. Grâce à Lufthansa, qui était la seule à encore mettre de l'argent dans l'entreprise. On ne peut pas dire la même chose des actionnaires de la première heure, dont une partie est pour l'instant mise sur la touche.Les chances de survie d'un Brussels Airlines indépendant sont inexistantes. En 2015, la société a enfin à nouveau fait du bénéfice, mais une société qui, sur ses seize ans d'existence, n'a enregistré que six années bénéficiaires n'est pas une 'perle de la couronne'. Ce bénéfice est arrivé surtout grâce au grand frère allemand. Lufthansa a donné de la latitude à l'entreprise ces dernières années, elle a de plus en plus relié Brussels Airlines à son réseau de distribution et de vente. Les canaux de vente des Allemands en Amérique du Nord sont un énorme atout pour les routes nord-atlantiques à partir de Bruxelles. Ces nouvelles routes génèrent en outre des passagers en correspondance supplémentaires en direction de l'Afrique.En neuf ans, Brussels Airlines a vu le nombre de passagers grimper d'un bon cinquième, avec en outre un taux d'occupation plus élevé. Le nombre d'employés a également augmenté d'un cinquième. Qui voit en cela un scénario de réduction par l'actionnaire Lufthansa ?