Mais oui, il y a des bonnes nouvelles à la SNCB. L'année 2017 a été très positive. En matière de fréquentation, avec 235,2 millions de passagers, contre 227 millions en 2016 (et aussi en 2015), soit +3,6 %. Et les comptes sont en positif, avec un résultat net global de 88,1 millions d'euros. De quoi corrig...

Mais oui, il y a des bonnes nouvelles à la SNCB. L'année 2017 a été très positive. En matière de fréquentation, avec 235,2 millions de passagers, contre 227 millions en 2016 (et aussi en 2015), soit +3,6 %. Et les comptes sont en positif, avec un résultat net global de 88,1 millions d'euros. De quoi corriger la "performance" de la ponctualité, qui, hélas, recule un peu en 2017 (88,3 % de trains à l'heure contre 89,2 % en 2016). Le retour de la croissance explique en partie tout cela. Elle a entraîné une amélioration des recettes commerciales. Le ticket moyen s'est vendu à 6,46 centimes le km, contre 6,20 en 2016 (+4,1%), en partie à cause d'une meilleure fréquentation hors des heures de pointe. Notons que c'est à peu près la moitié du tarif plein (environ 11 ou 12 centimes le km), payé en fait par une petite partie des usagers. Les gains de productivité ont fait le reste, ils se situent à environ 4 % par an. Conséquence ? La SNCB recommence à dégager des marges pour investir sans soutien supplémentaire de l'Etat. Tant mieux : le gouvernement a réduit son intervention, en coupant dans les subsides. Le bénéfice récurrent avant impôt, amortissement et intérêts (Ebitda) est arrivé à 77 millions d'euros contre 33 millions en 2016 et 10 millions d'euros en 2015. Cela permet de stabiliser et même de faire fondre la dette, et, qui sait, d'investir dans du nouveau matériel à partir de 2020. Ainsi, la dette économique, qui devenait inquiétante, est descendue à 2.483,1 milliards d'euros contre 2.629,2 milliards en 2016.