Les aides à l'embauche diffèrent des aides à l'emploi sur deux plans: elles s'appliquent uniquement aux flux de sortie du chômage, c'est-à-dire aux embauches de demandeurs d'emploi inoccupés. En outre, elles sont limitées dans le temps et ont généralement un profil dégressif. Par ailleurs, ces aides sont ciblées et les travailleurs éligibles doivent rencontrer différents critères. En Wallonie, le ciblage opéré dans le cadre des aides "Impulsions" se base principalement sur l'âge, le niveau d'éducation et la durée d'inoccupation. L'Iweps constate que les niveaux de subsides actuellement pratiqués en Wallonie dans le cadre des aides à l'embauche contribuent, à la marge, à réduire le chômage parmi les bénéficiaires. Mais cette politique semble également stimuler les allers-retours entre chômage et emploi et ses effets sur l'accès à l'emploi stable n'apparaissent pas significatifs. En outre, rien n'indique que la réduction du chômage parmi les bénéficiaires serait amplifiée par une hausse importante du taux de subside. "Le contraire est même possible", selon l'institut. Une hausse importante des aides à l'embauche comporterait en effet le risque de porter atteinte au stock d'emplois stables. Le message central que l'Iweps souhaite faire passer est "qu'une politique d'aide à l'embauche doit rester un outil visant à améliorer les perspectives d'emploi des bénéficiaires" mais que "ce dispositif ne doit donc pas être considéré comme un levier de création d'emplois". (Belga)

Les aides à l'embauche diffèrent des aides à l'emploi sur deux plans: elles s'appliquent uniquement aux flux de sortie du chômage, c'est-à-dire aux embauches de demandeurs d'emploi inoccupés. En outre, elles sont limitées dans le temps et ont généralement un profil dégressif. Par ailleurs, ces aides sont ciblées et les travailleurs éligibles doivent rencontrer différents critères. En Wallonie, le ciblage opéré dans le cadre des aides "Impulsions" se base principalement sur l'âge, le niveau d'éducation et la durée d'inoccupation. L'Iweps constate que les niveaux de subsides actuellement pratiqués en Wallonie dans le cadre des aides à l'embauche contribuent, à la marge, à réduire le chômage parmi les bénéficiaires. Mais cette politique semble également stimuler les allers-retours entre chômage et emploi et ses effets sur l'accès à l'emploi stable n'apparaissent pas significatifs. En outre, rien n'indique que la réduction du chômage parmi les bénéficiaires serait amplifiée par une hausse importante du taux de subside. "Le contraire est même possible", selon l'institut. Une hausse importante des aides à l'embauche comporterait en effet le risque de porter atteinte au stock d'emplois stables. Le message central que l'Iweps souhaite faire passer est "qu'une politique d'aide à l'embauche doit rester un outil visant à améliorer les perspectives d'emploi des bénéficiaires" mais que "ce dispositif ne doit donc pas être considéré comme un levier de création d'emplois". (Belga)