Le résultat opérationnel s'était élevé à 77,3 millions d'euros en 2017. Selon la SNCB, son augmentation est surtout due à la hausse du nombre de voyageurs, "et ce, pour la deuxième année consécutive et dans toutes les catégories de produits". Une hausse qui a atteint 3,7%, pour porter le nombre de voyageurs intérieurs à 243,9 millions. L'entreprise explique notamment cette évolution par "le renforcement de l'offre de trains de 5,1% depuis décembre 2017", mais aussi par le lancement de l'offre "S" suburbaine à Bruxelles qui a permis une augmentation de près de moitié (+44%) entre 2015 et 2018 dans la Région.

Grâce à ce résultat, l'entreprise ferroviaire a diminué sa dette économique de 107 millions d'euros, à 2,376 milliards d'euros. "La SNCB atteint ainsi le niveau d'endettement du 1er janvier 2014 (2,437 milliards) qui a été défini comme objectif à atteindre en 2020 par le gouvernement fédéral", souligne l'entreprise dans un communiqué.

La ponctualité des trains a par contre reculé, de 88,3% en 2017 à 87,2% l'an dernier. La SNCB assure cependant qu'une amélioration "est observée depuis le mois d'octobre 2018 et ce, de manière consécutive sur ces 5 derniers mois".

Pour la période 2018-2022, l'entreprise ferroviaire va investir au total 3,2 milliards d'euros. L'an dernier, un premier investissement de 615 millions d'euros a été consacré au matériel roulant et aux ateliers ainsi qu'aux gares, à l'IT et aux bâtiments administratifs.

En terme d'emplois enfin, la SNCB comptait au 1er janvier dernier 17.703 collaborateurs (ETP) par rapport à 18.002 un an plus tôt. Malgré ce recul, l'entreprise a engagé 1.600 personnes en 2018 et vise 1.400 embauches cette année.