Mercredi, l'Australie a annoncé qu'elle résiliait un accord signé par l'État de Victoria pour se joindre à ce vaste projet d'investissement, inauguré en 2013 à l'initiative du président chinois Xi Jinping, estimant qu'il est incompatible avec sa politique étrangère. Alors que les relations bilatérales continuent de se détériorer, le ministre de la Défense Peter Dutton a affirmé que Canberra "s'inquiète" de voir les gouvernements locaux conclure de tels accords avec Pékin. "Nous ne pouvons pas autoriser ce type d'accord... parce qu'ils sont utilisés à des fins de propagande", a-t-il déclaré à une radio. M. Dutton a précisé que le problème du gouvernement ne concerne pas le peuple chinois mais plutôt les "valeurs ou la vision du Parti communiste chinois". En pleines tensions avec la Chine, Canberra a adopté l'an dernier de nouvelles lois permettant d'annuler tout accord, passé entre les représentants d'un État australien et des pays tiers, et considéré comme menaçant l'intérêt national. L'accord sur le projet de Nouvelle route de la soie est le premier à être ainsi révoqué, ses détracteurs y voyant un moyen pour Pékin d'accroître son influence politique et économique. Dans un communiqué publié jeudi, l'ambassade de Chine en Australie a qualifié cette décision de "déraisonnable et provocatrice". Cela "montre que le gouvernement australien n'a aucune sincérité dans l'amélioration des relations" entre les deux pays. M. Dutton a répliqué qu'il serait "très déçu" si la Chine venait à riposter mais que dans tous les cas l'Australie "ne se laissera intimider par quiconque". "Nous allons défendre ce en quoi nous croyons et c'est exactement ce que nous avons fait ici", a-t-il ajouté. Pékin a pris ces derniers mois toute une série de mesures de rétorsion économique à l'encontre d'une dizaine de produits australiens, notamment l'orge, le boeuf et le vin, ce qui est interprété comme une manière de punir Canberra pour ses prises de positions vis-à-vis de son principal partenaire commercial. Les relations bilatérales ont commencé à se détériorer en 2018, lorsque l'Australie a exclu le géant chinois des télécoms Huawei de la construction de son réseau 5G, au nom de la sécurité nationale. Elles se sont encore tendues lorsque le Premier ministre australien Scott Morrison a appelé l'an dernier à une enquête internationale sur les origines de l'épidémie de Covid-19. (Belga)

Mercredi, l'Australie a annoncé qu'elle résiliait un accord signé par l'État de Victoria pour se joindre à ce vaste projet d'investissement, inauguré en 2013 à l'initiative du président chinois Xi Jinping, estimant qu'il est incompatible avec sa politique étrangère. Alors que les relations bilatérales continuent de se détériorer, le ministre de la Défense Peter Dutton a affirmé que Canberra "s'inquiète" de voir les gouvernements locaux conclure de tels accords avec Pékin. "Nous ne pouvons pas autoriser ce type d'accord... parce qu'ils sont utilisés à des fins de propagande", a-t-il déclaré à une radio. M. Dutton a précisé que le problème du gouvernement ne concerne pas le peuple chinois mais plutôt les "valeurs ou la vision du Parti communiste chinois". En pleines tensions avec la Chine, Canberra a adopté l'an dernier de nouvelles lois permettant d'annuler tout accord, passé entre les représentants d'un État australien et des pays tiers, et considéré comme menaçant l'intérêt national. L'accord sur le projet de Nouvelle route de la soie est le premier à être ainsi révoqué, ses détracteurs y voyant un moyen pour Pékin d'accroître son influence politique et économique. Dans un communiqué publié jeudi, l'ambassade de Chine en Australie a qualifié cette décision de "déraisonnable et provocatrice". Cela "montre que le gouvernement australien n'a aucune sincérité dans l'amélioration des relations" entre les deux pays. M. Dutton a répliqué qu'il serait "très déçu" si la Chine venait à riposter mais que dans tous les cas l'Australie "ne se laissera intimider par quiconque". "Nous allons défendre ce en quoi nous croyons et c'est exactement ce que nous avons fait ici", a-t-il ajouté. Pékin a pris ces derniers mois toute une série de mesures de rétorsion économique à l'encontre d'une dizaine de produits australiens, notamment l'orge, le boeuf et le vin, ce qui est interprété comme une manière de punir Canberra pour ses prises de positions vis-à-vis de son principal partenaire commercial. Les relations bilatérales ont commencé à se détériorer en 2018, lorsque l'Australie a exclu le géant chinois des télécoms Huawei de la construction de son réseau 5G, au nom de la sécurité nationale. Elles se sont encore tendues lorsque le Premier ministre australien Scott Morrison a appelé l'an dernier à une enquête internationale sur les origines de l'épidémie de Covid-19. (Belga)