"Inévitablement, nous sortirons tous de la crise avec un niveau d'endettement beaucoup plus important", écrit dans ce courrier M. Centeno, qui est aussi ministre des Finances du Portugal. "Mais cet effet et ses conséquences durables ne doivent pas devenir une source de fragmentation", ajoute-t-il. La lettre a été envoyée lundi aux ministres des 19 pays ayant adopté la monnaie unique (l'Eurogroupe) ainsi qu'à ceux des pays de l'UE n'en faisant pas partie. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, réunis le 26 mars en visioconférence, ont fixé 15 jours à leurs ministres pour trouver une riposte économique commune face à la crise. Ces derniers doivent se retrouver le 7 avril par visioconférence pour trouver une riposte économique commune face à la crise. Celles-ci doivent être définies "avant Pâques" (le 12 avril), précise M. Centeno dans son courrier. "Il existe un consensus sur les principaux éléments de la réponse politique à ce stade de la crise du coronavirus: améliorer les systèmes de santé, fournir les liquidités dont les entreprises ont besoin pour rester à flot et remplacer les revenus des travailleurs licenciés", explique-t-il. "Nous devons explorer les moyens de mettre en ?uvre les instruments existants mais nous devons être ouverts à l'examen d'autres solutions, lorsque les premières s'avèrent inadéquates", ajoute-t-il. L'une de ces nouvelles "solutions" divise particulièrement les Européens: la création d'un "instrument" pour un emprunt commun aux 19 pays ayant adopté la monnaie unique - surnommé les "corona bonds" - appelé de leurs v?ux par l'Italie, l'Espagne et la France, ainsi que six autres pays de la zone euro. La mutualisation des dettes des pays européens est depuis longtemps réclamée par les pays particulièrement endettés du Sud de l'Europe, comme l'Italie, mais elle est rejetée par les pays du Nord. Ces derniers prêchent en faveur d'un recours au fonds de sauvetage de la zone euro (le Mécanisme européen de Stabilité ou MES), qui pourrait octroyer une ligne de crédit aux Etats en difficulté. M. Centeno se dit "prêt à soumettre à la discussion des propositions concrètes, bien justifiées et efficaces, qui pourraient nous aider à accélérer notre réponse". (Belga)

"Inévitablement, nous sortirons tous de la crise avec un niveau d'endettement beaucoup plus important", écrit dans ce courrier M. Centeno, qui est aussi ministre des Finances du Portugal. "Mais cet effet et ses conséquences durables ne doivent pas devenir une source de fragmentation", ajoute-t-il. La lettre a été envoyée lundi aux ministres des 19 pays ayant adopté la monnaie unique (l'Eurogroupe) ainsi qu'à ceux des pays de l'UE n'en faisant pas partie. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, réunis le 26 mars en visioconférence, ont fixé 15 jours à leurs ministres pour trouver une riposte économique commune face à la crise. Ces derniers doivent se retrouver le 7 avril par visioconférence pour trouver une riposte économique commune face à la crise. Celles-ci doivent être définies "avant Pâques" (le 12 avril), précise M. Centeno dans son courrier. "Il existe un consensus sur les principaux éléments de la réponse politique à ce stade de la crise du coronavirus: améliorer les systèmes de santé, fournir les liquidités dont les entreprises ont besoin pour rester à flot et remplacer les revenus des travailleurs licenciés", explique-t-il. "Nous devons explorer les moyens de mettre en ?uvre les instruments existants mais nous devons être ouverts à l'examen d'autres solutions, lorsque les premières s'avèrent inadéquates", ajoute-t-il. L'une de ces nouvelles "solutions" divise particulièrement les Européens: la création d'un "instrument" pour un emprunt commun aux 19 pays ayant adopté la monnaie unique - surnommé les "corona bonds" - appelé de leurs v?ux par l'Italie, l'Espagne et la France, ainsi que six autres pays de la zone euro. La mutualisation des dettes des pays européens est depuis longtemps réclamée par les pays particulièrement endettés du Sud de l'Europe, comme l'Italie, mais elle est rejetée par les pays du Nord. Ces derniers prêchent en faveur d'un recours au fonds de sauvetage de la zone euro (le Mécanisme européen de Stabilité ou MES), qui pourrait octroyer une ligne de crédit aux Etats en difficulté. M. Centeno se dit "prêt à soumettre à la discussion des propositions concrètes, bien justifiées et efficaces, qui pourraient nous aider à accélérer notre réponse". (Belga)