Proximus a annoncé le 10 janvier dernier un "plan de transformation" à trois ans passant par une suppression de 1.900 emplois et l'engagement, en parallèle, de 1.250 personnes. L'opérateur a notamment justifié cette décision par une demande croissante de ses clients pour de nouveaux services digitaux et de nouveaux types de connectivité, comme l'internet des objets. Devant les députés, la CGSP a déploré ne pas voir de transformation dans la réalité et résumé ce plan à un plan d'économies de 240 millions d'euros. "A côté des 1.900 départs forcés, il y en a plus de 900 autres naturels. Ce sont donc de 2.800 à 3.000 personnes qui ne seront pas ou à peine remplacées", constate Bart Neyens président du secteur télécom au sein de l'aile flamande du syndicat socialiste. Selon lui, le management de Proximus manque d'une vision claire et de stratégie et le plan annoncé est "une fuite vers le bas". Une position qu'a rejointe la CSC, d'après qui l'entreprise se lance trop tard dans la transformation numérique en cours. "Nous ne pouvons pas accepter que cela soit payé par le personnel et que le licenciement collectif soit avancé comme seule solution" par la direction, lance Ben Coremans. Enfin, pour Jean-Claude Philippon, de la CGSLB, "on a plus affaire à un plan financier qu'industriel, dont on a pourtant besoin". Le budget formation chez Proximus est "largement insuffisant" à ses yeux. Or l'entreprise cotée en Bourse dispose de 15 millions d'actions en mains propres, soit 350 millions d'euros, calcule le représentant du syndicat libéral. Si le plan de transformation est nécessaire, tout comme la formation et le virage numérique en cours, ce n'est pas au personnel de payer, affirme-t-il. Proximus n'est pas en difficultés. Elle verse 500 millions d'euros de dividendes en moyenne chaque année, pointe Jean-Claude Philippon. Lui comme ses collègues en appellent dès lors au pouvoir politique pour "résoudre le problème". L'administratrice déléguée de Proximus Dominique Leroy sera entendue devant cette même commission Infrastructures mercredi après-midi. (Belga)

Proximus a annoncé le 10 janvier dernier un "plan de transformation" à trois ans passant par une suppression de 1.900 emplois et l'engagement, en parallèle, de 1.250 personnes. L'opérateur a notamment justifié cette décision par une demande croissante de ses clients pour de nouveaux services digitaux et de nouveaux types de connectivité, comme l'internet des objets. Devant les députés, la CGSP a déploré ne pas voir de transformation dans la réalité et résumé ce plan à un plan d'économies de 240 millions d'euros. "A côté des 1.900 départs forcés, il y en a plus de 900 autres naturels. Ce sont donc de 2.800 à 3.000 personnes qui ne seront pas ou à peine remplacées", constate Bart Neyens président du secteur télécom au sein de l'aile flamande du syndicat socialiste. Selon lui, le management de Proximus manque d'une vision claire et de stratégie et le plan annoncé est "une fuite vers le bas". Une position qu'a rejointe la CSC, d'après qui l'entreprise se lance trop tard dans la transformation numérique en cours. "Nous ne pouvons pas accepter que cela soit payé par le personnel et que le licenciement collectif soit avancé comme seule solution" par la direction, lance Ben Coremans. Enfin, pour Jean-Claude Philippon, de la CGSLB, "on a plus affaire à un plan financier qu'industriel, dont on a pourtant besoin". Le budget formation chez Proximus est "largement insuffisant" à ses yeux. Or l'entreprise cotée en Bourse dispose de 15 millions d'actions en mains propres, soit 350 millions d'euros, calcule le représentant du syndicat libéral. Si le plan de transformation est nécessaire, tout comme la formation et le virage numérique en cours, ce n'est pas au personnel de payer, affirme-t-il. Proximus n'est pas en difficultés. Elle verse 500 millions d'euros de dividendes en moyenne chaque année, pointe Jean-Claude Philippon. Lui comme ses collègues en appellent dès lors au pouvoir politique pour "résoudre le problème". L'administratrice déléguée de Proximus Dominique Leroy sera entendue devant cette même commission Infrastructures mercredi après-midi. (Belga)