Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a cédé 27 cents pour clôturer à 60,21 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour la même échéance a perdu 7 cents pour terminer à 51,56 dollars. Les cours ont piqué du nez en cours de séance "alors que le dollar se montrait particulièrement robuste face aux principales devises", a observé Bart Melek, de TD Securities. Une hausse du billet vert tend en effet à diminuer l'attrait des barils de brut, vendus en dollars, pour les investisseurs munis d'autres devises. "Mais le marché reste surtout sous la pression des inquiétudes concernant l'offre, aux Etats-Unis notamment où elle ne cesse de croître, et la demande", avec la crainte de voir le conflit commercial entre Pékin et Washington se répercuter sur la croissance mondiale, a estimé M. Melek. Les acteurs du marché attendent à cet égard deux événements: le sommet du G20 en fin de semaine en Argentine, où doivent se rencontrer les chefs d'Etat chinois et américain, et une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne. Le cartel se réunira le 6 décembre pour sa première réunion plénière depuis la chute des cours du pétrole et ses partenaires, dont la Russie, se joindront à l'organisation le lendemain pour éventuellement discuter d'objectifs de production plus stricts. Les analystes peinent à prévoir la position de l'Arabie saoudite, qui pourrait aussi bien limiter sa production pour faire remonter les cours que maintenir les prix bas pour apaiser son allié américain, avec qui les relations sont tendues depuis le meurtre du journaliste opposant saoudien, Jamal Khashoggi. "Etant donné des productions plus importantes de l'Opep, de la Russie et des Etats-Unis ainsi que des exportations iraniennes moins perturbées que prévu, nous nous attendons à ce que l'Arabie saoudite et l'Opep réduisent leur production d'un million de barils par jour", ont avancé les analystes de Société Générale. A plus court terme, les analystes se tourneront vers les données hebdomadaires sur les réserves américaines, qui seront publiées mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie. Pour la semaine achevée le 23 novembre, les analystes tablent sur une baisse d'un million de barils des stocks de brut, sur une hausse d'un million de barils de ceux d'essence et de 500.000 barils de ceux de produits distillés, selon la médiane d'un consensus établi par Bloomberg. (Belga)

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a cédé 27 cents pour clôturer à 60,21 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour la même échéance a perdu 7 cents pour terminer à 51,56 dollars. Les cours ont piqué du nez en cours de séance "alors que le dollar se montrait particulièrement robuste face aux principales devises", a observé Bart Melek, de TD Securities. Une hausse du billet vert tend en effet à diminuer l'attrait des barils de brut, vendus en dollars, pour les investisseurs munis d'autres devises. "Mais le marché reste surtout sous la pression des inquiétudes concernant l'offre, aux Etats-Unis notamment où elle ne cesse de croître, et la demande", avec la crainte de voir le conflit commercial entre Pékin et Washington se répercuter sur la croissance mondiale, a estimé M. Melek. Les acteurs du marché attendent à cet égard deux événements: le sommet du G20 en fin de semaine en Argentine, où doivent se rencontrer les chefs d'Etat chinois et américain, et une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne. Le cartel se réunira le 6 décembre pour sa première réunion plénière depuis la chute des cours du pétrole et ses partenaires, dont la Russie, se joindront à l'organisation le lendemain pour éventuellement discuter d'objectifs de production plus stricts. Les analystes peinent à prévoir la position de l'Arabie saoudite, qui pourrait aussi bien limiter sa production pour faire remonter les cours que maintenir les prix bas pour apaiser son allié américain, avec qui les relations sont tendues depuis le meurtre du journaliste opposant saoudien, Jamal Khashoggi. "Etant donné des productions plus importantes de l'Opep, de la Russie et des Etats-Unis ainsi que des exportations iraniennes moins perturbées que prévu, nous nous attendons à ce que l'Arabie saoudite et l'Opep réduisent leur production d'un million de barils par jour", ont avancé les analystes de Société Générale. A plus court terme, les analystes se tourneront vers les données hebdomadaires sur les réserves américaines, qui seront publiées mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie. Pour la semaine achevée le 23 novembre, les analystes tablent sur une baisse d'un million de barils des stocks de brut, sur une hausse d'un million de barils de ceux d'essence et de 500.000 barils de ceux de produits distillés, selon la médiane d'un consensus établi par Bloomberg. (Belga)