Début janvier, l'opérateur télécom avait annoncé sa volonté de se séparer de 1.900 personnes, principalement via des départs volontaires, dans le cadre d'un plan de transformation à trois ans. Après une phase d'information et de consultation des syndicats, les négociations sur le plan de restructuration ont pu débuter. Les syndicats ont pu tenter d'y sauver un maximum d'emplois en faisant des propositions à la direction. Si ce processus n'est pas encore clôturé, il touche néanmoins à sa fin, selon Jean-Claude Philippon, président du groupe SLFP-Proximus. Une dernière réunion avec les médiateurs est prévue le 18 novembre, avant une commission paritaire le 27 novembre. C'est alors que les syndicats approuveront ou non les propositions de la direction, explique-t-il. Ces dernières font cependant déjà l'objet, ces mardi et mercredi, de réunions d'information du personnel travaillant dans des services concernés par des suppressions d'emplois. L'une des mesures consiste notamment à permettre aux employés âgés de 58 ans à la fin 2020 de quitter l'entreprise tout en conservant 70 à 75% de leur salaire. Selon le syndicaliste socialiste Bart Neyens (ACOD), 550 salariés sont éligibles. "C'est un plan datant de 2010 qui sera prolongé jusqu'à la fin de l'année prochaine", précise-t-il. Ces sessions d'information du personnel ont mené à "quelques actions individuelles" dans certains magasins et services techniques, mais leur impact est très limité, selon Proximus. L'entreprise se refuse toutefois à confirmer les chiffres évoqués dans la presse faisant état de 1.300 licenciements au total (au lieu des 1.900 initialement annoncés) ou de 250 licenciements secs. Dans l'attente de la conclusion des discussions entre partenaires sociaux, elle se borne à répéter qu'elle a "toujours la volonté de baisser au maximum le nombre d'emplois supprimés". (Belga)