Le patron de Google juge "important d'explorer" le marché chinois

17/10/18 à 09:46 - Mise à jour à 09:46

Source: Belga

Le patron de Google, Sundar Pichai, a reconnu pour la première fois lundi que son moteur de recherche pourrait revenir en Chine après huit ans d'absence, affirmant que celui-ci apporterait une "meilleure information" aux citoyens que la concurrence.

Le patron de Google juge "important d'explorer" le marché chinois

Sundar Pichai © BELGAIMAGE

S'exprimant dans le cadre d'une conférence organisée par le site Wired à San Francisco, M. Pichai a confié que le géant américain devait "réfléchir très sérieusement" au marché chinois, en dépit des critiques sur une potentielle complicité de Google avec la censure d'État en Chine. "Nous prenons toujours en compte un ensemble de valeurs", a-t-il confié, ajoutant que "nous devons également suivre la loi qui s'applique dans chaque pays".

Google a fermé son moteur de recherche en Chine en 2010, après avoir refusé la demande de Pékin de censurer certains résultats de recherches. Le patron du moteur de recherche américain a décrit le projet "Dragonfly", critiqué en interne et par les militants des droits humains, martelant les avancées que le moteur de recherche pourrait offrir aux citoyens de l'Empire du Milieu.

Vision à long terme concernant la Chine

"Il s'avère que nous pourrions répondre à plus de 99% des recherches", a-t-il déclaré sur scène lors d'une séance de questions-réponses, estimant qu'il était "important d'explorer" une potentielle incursion dans ce marché. En outre, "il y a de très nombreux cas où nous fournirions une information de meilleure qualité que ce qui est actuellement disponible", a-t-il dit.

M. Pichai n'a pas détaillé le niveau d'avancée du projet "Dragonfly" mais a affirmé qu'il adoptait une "vision de long terme" concernant la Chine, pays souvent critiqué pour sa gestion des droits humains. "Je pense que (ce projet) est important pour nous si l'on prend en considération la taille très importante du marché et le nombre d'utilisateurs. Nous nous sentons forcés d'y réfléchir sérieusement", a-t-il encore affirmé.

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