Lancé à plein galop

Avec seulement 20 ans au compteur, l'Hippodrome de Wallonie n'est pas encore ce qu'on pourrait appeler une institution. Mais malgré son jeune âge, l'installation est déjà incontournable dans le milieu. " Entre la France et la Scandinavie, nous sommes le principal acteur ", lance Achille Cassart, administrateur délégué. Un statut qui permet aujourd'hui à l'hippodrome de tourner à plein régime. " Nous réalisons chaque année une soixantaine de journées de courses, ce qui correspond à environ 500 départs, détaille le responsable. Il serait difficile de faire plus. " Du trot et du galop qui attirent les foules, du moins derrière les écrans. Car s'ils ne sont pas nombreux à se déplacer physiquement pour voir les équidés en découdre, ils sont en revanche un nombre incalculable à parier. L'année passée, l'activité sur l'hippodrome a ains...

Avec seulement 20 ans au compteur, l'Hippodrome de Wallonie n'est pas encore ce qu'on pourrait appeler une institution. Mais malgré son jeune âge, l'installation est déjà incontournable dans le milieu. " Entre la France et la Scandinavie, nous sommes le principal acteur ", lance Achille Cassart, administrateur délégué. Un statut qui permet aujourd'hui à l'hippodrome de tourner à plein régime. " Nous réalisons chaque année une soixantaine de journées de courses, ce qui correspond à environ 500 départs, détaille le responsable. Il serait difficile de faire plus. " Du trot et du galop qui attirent les foules, du moins derrière les écrans. Car s'ils ne sont pas nombreux à se déplacer physiquement pour voir les équidés en découdre, ils sont en revanche un nombre incalculable à parier. L'année passée, l'activité sur l'hippodrome a ainsi généré pas moins de 110 millions d'euros de paris. Un succès que le site doit au célèbre PMU français avec qui il collabore depuis 2010, permettant ainsi à n'importe qui de miser sur les courses belges, derrière un ordinateur ou dans le bar-tabac du coin.Détenu à 75 % par la Région wallonne et 25 % par la Fédération nationale du trot, l'hippodrome vit essentiellement de l'appétit des parieurs. " Notre principal chiffre se fait sur la part que nous récupérons sur chaque pari et qui s'élève à environ 3 %, précise Achille Cassart. Pour 2017, cela tournait donc autour de 3,24 millions d'euros. " Pour compléter ses revenus, l'Hippodrome de Wallonie perçoit également des aides publiques. " Mais elles ne cessent de baisser, fait remarquer l'administrateur délégué. En 2017, nous avons perçu à 1,3 million d'euros. Les gros investissements sont remboursés ou le seront bientôt. L'aide devrait passer à 800.000 euros pour cette année. " Les principaux coûts d'une telle installation ? La piste qui requiert évidemment l'essentiel de l'attention. " D'ailleurs, la construction les tribunes a coûté moins cher que la préparation du terrain ", sourit Achille Cassart.Totalement équipé, l'Hippodrome de Wallonie dispose de l'une des meilleures pistes du continent, praticable toute l'année. Le site dispose également de sa propre régie et de ses commentateurs pour les retransmissions télévisées sur les chaînes spécialisées du PMU qui diffusent la majorité des courses. " Cela a une influence majeure sur le nombre de paris réalisés ", confirme Achille Cassart. Mais la retransmission n'est pas le seul critère qui définit l'affluence des parieurs. " On constate de très grandes différences si nous sommes seuls à l'antenne ou si d'autres courses sont retransmises. Le nombre de non-partants joue aussi car, s'ils sont nombreux, l'enjeu est réduit, ce qui diminue le nombre de parieurs. L'heure du départ tient également un rôle très important. Nous savons qu'une course organisée à 10h45 amènera beaucoup moins de paris qu'une autre qui se déroulerait à 14 h. Les gens ne sont sans doute pas encore au bar-tabac ", plaisante l'administrateur délégué.La collaboration avec le PMU français fut l'une des plus importantes étapes dans le développement des lieux. L'hippodrome a pris plus d'ampleur dès 2014. " Nous accueillons désormais la seule course du Quinté français se déroulant hors de l'Hexagone ", explique fièrement Achille Cassart. Considéré comme l'une des plus prestigieuses compétitions de l'année, le Quinté+ attire les meilleurs trotteurs du monde et, forcément, aussi les parieurs. " Cette année, nous avons enregistré sur cette seule course 10 millions d'euros de paris. " Une somme colossale mais qui n'est pas forcément un grand coup financier. " Organiser un tel événement représente énormément de coûts, indique le responsable. En général, nous ne sommes pas gagnants sur cette journée. On touchera davantage sur la petite journée de courses du lundi qui suit avec 150.000 euros de paris. Mais l'incroyable notoriété que nous amène le quinté est très bénéfique, notamment pour organiser ces autres courses. "