L'attractivité du commerce en ligne ne se dément pas. C'est ce que démontre une nouvelle étude du cabinet de conseil Retis. Le nombre d'e-commerçants actifs en Belgique a progressé de 18 % en 2016 (derniers chiffres disponibles). Au total, Retis a recensé 3.065 commerces en ligne belges ayant une activité de pure players (non adossés à un commerce physique) spécialisés dans la vente de biens ou de services vers le marché des consommateurs (B to C). La répartition des e-commerçants suit plus ou moins la démographie du pays, avec 62 % d'acteurs flamands, 28 ...

L'attractivité du commerce en ligne ne se dément pas. C'est ce que démontre une nouvelle étude du cabinet de conseil Retis. Le nombre d'e-commerçants actifs en Belgique a progressé de 18 % en 2016 (derniers chiffres disponibles). Au total, Retis a recensé 3.065 commerces en ligne belges ayant une activité de pure players (non adossés à un commerce physique) spécialisés dans la vente de biens ou de services vers le marché des consommateurs (B to C). La répartition des e-commerçants suit plus ou moins la démographie du pays, avec 62 % d'acteurs flamands, 28 % d'acteurs wallons et 10 % d'acteurs bruxellois. La plupart de ces commerces en ligne sont des petites structures. A peine 2 % d'entre eux emploient plus de cinq personnes. En Wallonie, seule la pharmacie en ligne Newpharma emploie plus de 20 personnes. Plus de 90 % des e-commerçants n'ont pas un seul employé. Il s'agit donc essentiellement de projets d'entrepreneurs exerçant comme indépendants à titre principal ou complémentaire, ou en société. D'après les estimations de Retis, environ 5.000 personnes sont actives dans ces commerces en ligne. Un chiffre auquel il faut ajouter les nombreux prestataires externes (agences web, e-marketing, services de paiement, etc.) qui travaillent comme sous-traitants. Les entrepreneurs sont attirés par les promesses de l'e-commerce, qui leur ouvrent de nouvelles perspectives sur une zone de chalandise non délimitée géographiquement. Ils sont également séduits par les faibles coûts que nécessite le lancement d'un site d'e-commerce. Le commerce en ligne reste cependant un secteur complexe à appréhender, où certains géants comme Amazon règnent en maîtres. Le taux d'échec (abandon ou faillite) des e-commerçants atteint 13 % par an, révèle l'étude : " C'est un taux plus important que la moyenne belge (8%). Mais il est en légèrement inférieur à celui constaté dans le secteur du commerce physique, qui souffre aussi ", souligne Damien Jacob, consultant chez Retis. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les e-commerçants doivent travailler sur la différenciation de leur offre, pointe Damien Jacob. Impossible de concurrencer un Amazon sur la profondeur de l'inventaire ou la logistique. Par contre, il est possible d'axer sa stratégie sur le conseil personnalisé : " Amazon ne va jamais donner de conseils d'achat pour un secteur aussi spécifique que les maquettes de train ", illustre le consultant. Autre méthode de différentiation : proposer des produits ou des services exclusifs. " Les artisans ont une belle carte à jouer ", estime Damien Jacob. Dernière possibilité de se distinguer : se consacrer à un créneau véhiculant des valeurs fortes, avec des produits plus difficiles à trouver dans le commerce traditionnel, comme les produits bio ou les denrées issues du commerce équitable.