Selon l'enquête que l'UWE mène chaque semestre auprès des chefs d'entreprise wallons, le ralentissement de l'activité ne s'est pas accentué durant les 6 derniers mois. La croissance wallonne devrait dès lors avoisiner 1,5% en 2018, proche de celle de 2017.

Au premier semestre 2019, par contre, les entrepreneurs wallons, tout comme leurs homologues belges et européens, s'attendent à une légère détérioration de leurs activités, avec une croissance à 1,1%, en raison notamment des guerres commerciales menées par les Etats-Unis et du ralentissement des économies allemandes et françaises.

En dépit d'une croissance de l'emploi - +11.364 salariés sur les 3 premiers trimestres de 2018 en Wallonie et un taux de chômage à son plus bas niveau en 20 ans - et du revenu disponible, les ménages belges vont rester prudents, privilégiant l'épargne à la consommation.

Quant aux entrepreneurs, ils n'augmenteront pas significativement leurs investissements malgré une situation financière saine et des taux faibles, prévoit encore l'UWE selon laquelle le taux de croissance wallon reste "insuffisant" au vu des défis qui attendent la Région, en termes notamment de financement des politiques sociales et des investissements.

"Actuellement, en Wallonie, on crée de l'emploi mais pas assez de valeur. Le prochain gouvernement devra trouver des moyens pour doper l'économie et donner l'impulsion nécessaire à un réel décollage", poursuit la fédération patronale selon laquelle, enfin, la Région "ne peut se permettre une crise politique alors qu'elle a tant besoin de croissance".