Le magazine comprend deux versions, une francophone et une néerlandophone, produites par le groupe Edition Ventures, qui publie également Marie Claire, Déco idées ou encore Psychologies. Selon le CEO Bernard de Wasseige, "une seule rédactrice en chef francophone dirigera le titre bilingue dès avril ou mai 2020". Le magazine paraitra toujours dans les deux langues nationales et sera essentiellement composé d'articles traduits ou rédigés par des pigistes. "Il y aura moins de spécificités propres", reconnaît le CEO. L'objectif? Réaliser 20% d'économies. "On doit se calquer sur le modèle étrenné par les autres magazines, c'est-à-dire travailler avec un minimum de salariés et un maximum de freelances. Car si les audiences sont bonnes et le digital se porte bien, il ne faut pas se voiler la face, on a perdu de l'argent en 2018. Les contraintes budgétaires nous poussent à agir", analyse Bernard de Wasseige. L'incompréhension est grande du côté des journalistes licenciés, parmi lesquels la rédactrice en chef néerlandophone. "Nous sommes déçus", témoigne un membre de la rédaction qui souhaite garder l'anonymat. "C'est un peu étrange que l'on coupe dans les effectifs néerlandophones, alors que c'est la publication qui marche le mieux". La direction souligne qu'il ne s'agit pas d'une restructuration, mais d'une "réorganisation". Les employés pourraient être réengagés en tant qu'indépendants à partir de janvier, lorsque leur délai de préavis aura expiré, a précisé Bernard de Wasseige. Quelque 20.000 exemplaires des versions belges du magazine "Elle" sont vendus chaque mois, soit 11.500 côté néerlandophone pour 8.500 côté francophone environ. (Belga)