D'après cet institut officiel, le recours à l'emprunt de l'Etat britannique s'est limité à 24,7 milliards de livres (28,5 milliards d'euros) lors de l'exercice d'avril 2018 à mars 2019. Ce déficit public, qui représente l'équivalent de 1,2% du produit intérieur brut (PIB), n'avait pas été aussi faible depuis l'exercice 2001-2002. Le déficit public avait atteint un pic de 10% du PIB au Royaume-Uni au moment de la crise financière internationale en 2009-2010, lorsque le gouvernement travailliste avait recouru massivement à la dépense pour atténuer l'impact de la récession et éviter la banqueroute de plusieurs grandes banques. Arrivés au pouvoir en 2010, les conservateurs ont administré ensuite une vigoureuse cure d'austérité en réduisant très fortement les dépenses publiques. Le déficit s'est progressivement réduit depuis, même si l'objectif affiché d'un retour à l'équilibre budgétaire a dû être repoussé pour la moitié de la prochaine décennie. La dette publique atteignait pour sa part 1.801 milliards de livres (2.079 milliards d'euros) à la fin mars, représentant 83,1% du PIB, d'après l'ONS. La dernière déclaration budgétaire du ministre des Finances, Philip Hammond, à la mi-mars, a fait état de l'existence d'une "cagnotte" de 26,6 milliards de livres, abondée par des rentrées fiscales meilleures que prévu et une baisse des taux d'intérêt sur la dette. Ces facteurs ont permis de compenser le ralentissement de l'économie que subit le Royaume-Uni en raison du flou autour du Brexit. Au final, ce trésor de guerre pourrait permettre au gouvernement de se montrer plus dépensier lorsque le pays sera confronté aux conséquences économiques pour partie imprévisibles de la sortie de l'Union européenne. "Avec cette caisse, le chancelier de l'Echiquier devrait pouvoir éviter d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité cette année, tout en respectant son objectif d'un déficit public inférieur à 2% du PIB", a expliqué Samuel Tombs, analyste chez Pantheon Macroeconomics. "Pour les deux années à venir au moins, la politique budgétaire ne devrait plus entraver la croissance", a-t-il ajouté. L'austérité décidée par les conservateurs pendant l'essentiel de la décennie a selon leurs opposants travaillistes entraîné un recul du pouvoir d'achat des ménages, de la consommation et in fine de la croissance. (Belga)

D'après cet institut officiel, le recours à l'emprunt de l'Etat britannique s'est limité à 24,7 milliards de livres (28,5 milliards d'euros) lors de l'exercice d'avril 2018 à mars 2019. Ce déficit public, qui représente l'équivalent de 1,2% du produit intérieur brut (PIB), n'avait pas été aussi faible depuis l'exercice 2001-2002. Le déficit public avait atteint un pic de 10% du PIB au Royaume-Uni au moment de la crise financière internationale en 2009-2010, lorsque le gouvernement travailliste avait recouru massivement à la dépense pour atténuer l'impact de la récession et éviter la banqueroute de plusieurs grandes banques. Arrivés au pouvoir en 2010, les conservateurs ont administré ensuite une vigoureuse cure d'austérité en réduisant très fortement les dépenses publiques. Le déficit s'est progressivement réduit depuis, même si l'objectif affiché d'un retour à l'équilibre budgétaire a dû être repoussé pour la moitié de la prochaine décennie. La dette publique atteignait pour sa part 1.801 milliards de livres (2.079 milliards d'euros) à la fin mars, représentant 83,1% du PIB, d'après l'ONS. La dernière déclaration budgétaire du ministre des Finances, Philip Hammond, à la mi-mars, a fait état de l'existence d'une "cagnotte" de 26,6 milliards de livres, abondée par des rentrées fiscales meilleures que prévu et une baisse des taux d'intérêt sur la dette. Ces facteurs ont permis de compenser le ralentissement de l'économie que subit le Royaume-Uni en raison du flou autour du Brexit. Au final, ce trésor de guerre pourrait permettre au gouvernement de se montrer plus dépensier lorsque le pays sera confronté aux conséquences économiques pour partie imprévisibles de la sortie de l'Union européenne. "Avec cette caisse, le chancelier de l'Echiquier devrait pouvoir éviter d'annoncer de nouvelles mesures d'austérité cette année, tout en respectant son objectif d'un déficit public inférieur à 2% du PIB", a expliqué Samuel Tombs, analyste chez Pantheon Macroeconomics. "Pour les deux années à venir au moins, la politique budgétaire ne devrait plus entraver la croissance", a-t-il ajouté. L'austérité décidée par les conservateurs pendant l'essentiel de la décennie a selon leurs opposants travaillistes entraîné un recul du pouvoir d'achat des ménages, de la consommation et in fine de la croissance. (Belga)