Le solde, chroniquement déficitaire, des échanges des Etats-Unis avec le reste du monde s'est établi à 502,2 milliards de dollars, en données corrigées des variations saisonnières, en hausse de 0,4% par rapport à 2015 et au moment où l'administration Trump menace certains de ses partenaires de représailles commerciales. Sur le seul mois de décembre, il avait pourtant reflué à 44,3 milliards, faisant mieux que prévu par les analystes. Sur les seuls échanges de marchandises, c'est de loin avec la Chine que le déficit américain est resté le plus imposant en 2016 avec 347 milliards de dollars, même si ce chiffre est en recul par rapport à 2015 (-5,4%). Ce déséquilibre pourrait donner de nouvelles munitions à l'administration Trump qui accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et menace de prendre des mesures de rétorsion. Malgré un recul par rapport à 2015, le déficit sur les échanges de biens avec l'Union européenne reste également significatif (146,3 milliards) notamment avec l'Allemagne (64,9 milliards), récemment prise en grippe par l'administration américaine. Le déficit s'est, lui, creusé sur un an avec le Mexique (+4,1%, à 63,2 milliards), cible privilégiée du président Trump qui menace d'imposer des droits de douane contre le pays pour faire payer son mur de séparation à la frontière. Ces données brutes ne tiennent toutefois pas compte des échanges de services (finances, transports...) sur lesquels les Etats-Unis sont traditionnellement excédentaires (247,8 milliards de surplus en 2016). L'aggravation du déficit américain, biens et services compris, en 2016 tient à une baisse des exportations (-2,3%, à 2.209 milliards de dollars) plus marquée que celle des importations (-1,8%, à 2.711 milliards de dollars). (Belga)

Le solde, chroniquement déficitaire, des échanges des Etats-Unis avec le reste du monde s'est établi à 502,2 milliards de dollars, en données corrigées des variations saisonnières, en hausse de 0,4% par rapport à 2015 et au moment où l'administration Trump menace certains de ses partenaires de représailles commerciales. Sur le seul mois de décembre, il avait pourtant reflué à 44,3 milliards, faisant mieux que prévu par les analystes. Sur les seuls échanges de marchandises, c'est de loin avec la Chine que le déficit américain est resté le plus imposant en 2016 avec 347 milliards de dollars, même si ce chiffre est en recul par rapport à 2015 (-5,4%). Ce déséquilibre pourrait donner de nouvelles munitions à l'administration Trump qui accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et menace de prendre des mesures de rétorsion. Malgré un recul par rapport à 2015, le déficit sur les échanges de biens avec l'Union européenne reste également significatif (146,3 milliards) notamment avec l'Allemagne (64,9 milliards), récemment prise en grippe par l'administration américaine. Le déficit s'est, lui, creusé sur un an avec le Mexique (+4,1%, à 63,2 milliards), cible privilégiée du président Trump qui menace d'imposer des droits de douane contre le pays pour faire payer son mur de séparation à la frontière. Ces données brutes ne tiennent toutefois pas compte des échanges de services (finances, transports...) sur lesquels les Etats-Unis sont traditionnellement excédentaires (247,8 milliards de surplus en 2016). L'aggravation du déficit américain, biens et services compris, en 2016 tient à une baisse des exportations (-2,3%, à 2.209 milliards de dollars) plus marquée que celle des importations (-1,8%, à 2.711 milliards de dollars). (Belga)