"Tous les avions sont cloués au sol et l'activité au Royaume-Uni a cessé avec effet immédiat", a annoncé Flybe, appelant ses clients à ne pas se rendre à l'aéroport, dans l'impossibilité de leur trouver un vol alternatif.

Celle qui était la plus grande compagnie régionale européenne avait déjà échappé à la banqueroute mi-janvier grâce à un coup de pouce fiscal du gouvernement de Boris Johnson, qui avait accepté le report de versements d'impôts, et après un autre sauvetage l'an dernier par le consortium Connect Airways.

"Nous sommes profondément déçus que Flybe n'ait pas réussi à trouver une base stable pour continuer ses opérations et avons par conséquent déposé le bilan", a commenté un porte-parole de Virgin Atlantic, l'un des investisseurs du consortium, aux côtés des fonds Stobart et Cyrus.

"L'impact du (virus) covid-19 sur l'activité de Flybe fait que le consortium ne peut plus s'engager à poursuivre son soutien financier", ajoute-t-il dans un communiqué.

Dans un communiqué séparé, Stobart souligne avoir injecté plus de 135 millions de livres (156 millions d'euros) ces 14 derniers mois. Des administrateurs du cabinet comptable EY ont été désignés.

La compagnie qui employait quelque 2.400 personnes et dont le siège se situait à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre) transportait environ 8 millions de passagers par an vers 170 destinations européennes.

C'est la dernière faillite retentissante en date dans le secteur des transports britanniques, après celles de la compagnie Monarch en 2017 et du voyagiste Thomas Cook en 2019.

Les commentaires acerbes fusaient jeudi, le syndicat Unite reprochant notamment au gouvernement de Boris Johnson de ne pas avoir "tiré les leçons" de ces faillites.

- Lien régional -

Le gouvernement conservateur avait fait une entorse à son principe affiché de ne pas intervenir dans la vie des entreprises en janvier, justifiant son coup de pouce fiscal à Flybe par l'importance de la compagnie dans les dessertes intérieures et l'activité de nombreuses régions.

Flybe était le principal transporteur sur des aéroports comme Aberdeen, Manchester ou Southampton. L'aéroport de Belfast est l'un des plus touchés, 81% de ses vols étant pris en charge par la compagnie défunte.

"Le Royaume-Uni a perdu l'un de ses plus grands atouts régionaux", a ainsi déploré le directeur général de Flybe Mark Anderson.

L'économie britannique déjà éprouvée par le Brexit et le coronavirus "dépend fortement d'une compagnie aérienne régionale viable", a renchéri Unite.

Colin Neill, patron de l'association de tourisme et restauration Hospitality Ulster, a quant à lui qualifié la chute de Flybe de "nouvelle dévastatrice pour l'Irlande du nord" car "l'accès régional (qu'elle offrait) était vital pour le tourisme ici".

Après le plan de sauvetage annoncé en janvier, les concurrents de Flybe, Ryanair et IAG, maison mère de British Airways, s'étaient toutefois insurgés contre ce qu'ils jugeaient être des subventions anti-concurrentielles et illégales.

Vu l'aggravation des finances de Flybe, l'exécutif a choisi de jeter l'éponge cette fois-ci, et dit étudier aussi la possibilité de rétablir des dessertes qui ne sont pas déjà assurées par d'autres compagnies aériennes.

"La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d'autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d'accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits", a affirmé un porte-parole de Downing Street.

Le gouvernement britannique a par ailleurs promis de réviser des taxes sur les billets d'avion lors du budget qui sera publié le 11 mars, et qui avaient aussi été mises en cause par Flybe pour justifier ses déboires.

Boris Johnson a fait du rééquilibrage économique entre Londres et le sud du pays avec le nord du pays l'une de ses promesses de campagnes.

Le député travailliste Ben Bradshaw, élu de la région d'Exeter, a ainsi critiqué sur Twitter un gouvernement qui a dit "le mois dernier que Flybe était vital pour la connectivité régionale (...) et ne tient pas ses promesses".

"Tous les avions sont cloués au sol et l'activité au Royaume-Uni a cessé avec effet immédiat", a annoncé Flybe, appelant ses clients à ne pas se rendre à l'aéroport, dans l'impossibilité de leur trouver un vol alternatif.Celle qui était la plus grande compagnie régionale européenne avait déjà échappé à la banqueroute mi-janvier grâce à un coup de pouce fiscal du gouvernement de Boris Johnson, qui avait accepté le report de versements d'impôts, et après un autre sauvetage l'an dernier par le consortium Connect Airways."Nous sommes profondément déçus que Flybe n'ait pas réussi à trouver une base stable pour continuer ses opérations et avons par conséquent déposé le bilan", a commenté un porte-parole de Virgin Atlantic, l'un des investisseurs du consortium, aux côtés des fonds Stobart et Cyrus."L'impact du (virus) covid-19 sur l'activité de Flybe fait que le consortium ne peut plus s'engager à poursuivre son soutien financier", ajoute-t-il dans un communiqué.Dans un communiqué séparé, Stobart souligne avoir injecté plus de 135 millions de livres (156 millions d'euros) ces 14 derniers mois. Des administrateurs du cabinet comptable EY ont été désignés.La compagnie qui employait quelque 2.400 personnes et dont le siège se situait à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre) transportait environ 8 millions de passagers par an vers 170 destinations européennes.C'est la dernière faillite retentissante en date dans le secteur des transports britanniques, après celles de la compagnie Monarch en 2017 et du voyagiste Thomas Cook en 2019. Les commentaires acerbes fusaient jeudi, le syndicat Unite reprochant notamment au gouvernement de Boris Johnson de ne pas avoir "tiré les leçons" de ces faillites.- Lien régional -Le gouvernement conservateur avait fait une entorse à son principe affiché de ne pas intervenir dans la vie des entreprises en janvier, justifiant son coup de pouce fiscal à Flybe par l'importance de la compagnie dans les dessertes intérieures et l'activité de nombreuses régions.Flybe était le principal transporteur sur des aéroports comme Aberdeen, Manchester ou Southampton. L'aéroport de Belfast est l'un des plus touchés, 81% de ses vols étant pris en charge par la compagnie défunte."Le Royaume-Uni a perdu l'un de ses plus grands atouts régionaux", a ainsi déploré le directeur général de Flybe Mark Anderson.L'économie britannique déjà éprouvée par le Brexit et le coronavirus "dépend fortement d'une compagnie aérienne régionale viable", a renchéri Unite.Colin Neill, patron de l'association de tourisme et restauration Hospitality Ulster, a quant à lui qualifié la chute de Flybe de "nouvelle dévastatrice pour l'Irlande du nord" car "l'accès régional (qu'elle offrait) était vital pour le tourisme ici".Après le plan de sauvetage annoncé en janvier, les concurrents de Flybe, Ryanair et IAG, maison mère de British Airways, s'étaient toutefois insurgés contre ce qu'ils jugeaient être des subventions anti-concurrentielles et illégales.Vu l'aggravation des finances de Flybe, l'exécutif a choisi de jeter l'éponge cette fois-ci, et dit étudier aussi la possibilité de rétablir des dessertes qui ne sont pas déjà assurées par d'autres compagnies aériennes."La vaste majorité des liaisons assurées par Flybe sont desservies par d'autres moyens de transport, et nous avons demandé aux opérateurs de bus et de train d'accepter les billets Flybe et aux autres compagnies aériennes de proposer des tarifs réduits", a affirmé un porte-parole de Downing Street.Le gouvernement britannique a par ailleurs promis de réviser des taxes sur les billets d'avion lors du budget qui sera publié le 11 mars, et qui avaient aussi été mises en cause par Flybe pour justifier ses déboires. Boris Johnson a fait du rééquilibrage économique entre Londres et le sud du pays avec le nord du pays l'une de ses promesses de campagnes.Le député travailliste Ben Bradshaw, élu de la région d'Exeter, a ainsi critiqué sur Twitter un gouvernement qui a dit "le mois dernier que Flybe était vital pour la connectivité régionale (...) et ne tient pas ses promesses".