Il y a quatre mois, le géant chinois de la téléphonie Huawei ouvrait son centre de cybersécurité à Bruxelles. Cette arrivée avait suscité une importante attention médiatique, les Etats-Unis accusant Huawei d'espionnage. En Belgique, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) a également ouvert une enquête, mais n'a repéré aucun risque en matière de cybersécurité. La société chinoise a toujours nié toutes les accusations.

Avec l'installation de centres consacrés à la cybersécurité, les entreprises de téléphonie chinoises semblent vouloir offrir plus de transparence, analyse l'agence Reuters. ZTE ne figure pas sur la liste noire des Etats-Unis, malgré des critiques sur le fait que l'entreprise commerce avec l'Iran. Le groupe avait alors été frappé d'une interdiction d'exportation vers les Etats-Unis et avait dû s'acquitter d'une amende d'1 milliard de dollars. Avec ce centre de cybersécurité, les clients et les régulateurs seront en mesure de vérifier le code source de l'équipement réseau et de tester les cyberattaques. "La sécurité de l'industrie ICT ne peut pas être contrôlée par un seul opérateur. ZTE veut jouer un rôle important ici", ajoute l'entreprise. ZTE dispose déjà de centres équivalents à Nanjing (Chine) et à Rome (Italie).