Le cabinet d'audit BDO a été désigné administrateur et l'entreprise, basée à Belfast (Irlande du Nord), va entamer mardi une procédure d'insolvabilité devant la Haute Cour de Belfast, rapportaient lundi plusieurs médias britanniques. La compagnie pétrolière norvégienne Dolphin Drilling, maison mère de Harland and Wolff, peine à trouver un acheteur pour cet ancien géant de l'histoire industrielle nord-irlandaise, dont les énormes grues jaunes ont longtemps dominé Belfast. H&W, qui faisait travailler plus de 30.000 personnes au début du XXe siècle, ne compte plus aujourd'hui qu'environ 130 employés. Nombre d'entre eux ont manifesté ces derniers jours pour tenter de sauver le chantier, appelant le gouvernement à intervenir, éventuellement par le biais d'une nationalisation. Ils ont décidé lundi de continuer à occuper le site, comme ils le font depuis une semaine. Véritable institution en Irlande du Nord, le chantier naval a connu un déclin ininterrompu au cours des dernières décennies. Créé en 1861, il avait bâti le célèbre paquebot Titanic. Le site avait également fourni près de 150 navires de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. L'entreprise s'était ensuite éloignée de la construction navale et travaillait jusqu'à récemment en majorité sur des projets d'énergie éolienne et de génie maritime. (Belga)