Les arbres malades, infestés de ce coléoptère ravageur qui prolifère dans nos contrées depuis 2017, sont généralement abattus et acheminés le plus vite possible vers les scieries afin d'être traités. Mais le bois généré par l'abattage des arbres déjà infestés n'a pas encore été écoulé alors qu'une nouvelle vague de cet insecte qui s'attaque particulièrement aux hêtres et épicéas n'est pas à exclure avant l'automne, prévient le quotidien.

Les scieries ne parviennent plus à absorber le flux de bois scolytés, explique Séverine Van Waeyenberge, la secrétaire générale de Nature, terres et forêts (NTF). "Et en septembre, on va encore avoir un surplus de bois scolytés. Un des grands enjeux de l'automne sera le stockage de tout ce bois", précise-t-elle.

Une situation qui entraîne une dépréciation du prix du bois. "Il faut absolument une décision politique pour obliger les entreprises à traiter ce bois scolyté, sinon le marché va rester bloqué", indique encore Séverine Van Waeyenberge.