En 2018, seulement 0,2% de l'ensemble des contrats de travail à durée indéterminée a pris fin pour un départ à la pension. 0,02% des travailleurs ont par ailleurs bénéficié d'une pension anticipée et un pourcentage infime, soit 0,05%, est entré dans le régime des RCC. En 2010, ce système représentait encore 0,14% de l'ensemble des ruptures de CDI. "Depuis le renforcement des conditions pour l'accès au RCC en 2015, nous constatons que de moins en moins de travailleurs peuvent bénéficier de ce régime", développe Olivier Marcq, juriste chez Acerta. "La discussion à ce sujet dans le cadre des négociations sur l'accord interprofessionnel relève plutôt du débat idéologique que de la concertation ayant eu un impact important sur la disponibilité des travailleurs plus âgés pour le marché de l'emploi." De plus, l'âge moyen du départ en RCC s'élève désormais à 61 ans (58,2 ans en 2010), et est de plus en plus proche de l'âge moyen du départ à la pension anticipée (61,5 ans) ou à la pension (63,3 ans). Concernant les motifs de rupture de contrat, Acerta constate une augmentation des départs pris à l'initiative du travailleur. Ils représentent 38,1% de l'ensemble des ruptures de contrats (+7,4% entre 2010 et 2018). Les départs dus à des cas de force majeures ou des raisons médicales sont aussi en augmentation (3,2% de l'ensemble des ruptures de contrat). "Ce chiffre augmente", constate Olivier Macq. "Et il faut s'en inquiéter. La santé physique et mentale sont importantes pour un marché de l'emploi sain et, par extension, une société saine. Rendre le travail effectivement faisable et maniable peut aider à éviter les problèmes médicaux et à réduire les absences pour cause de maladie." L'âge moyen des personnes dont le contrat de travail prend fin pour raisons médicales s'élevait à 44,6 ans en 2018. L'étude se base sur les données réelles de travailleurs en service auprès de plus de 32.000 employeurs issus du secteur privé. (Belga)

En 2018, seulement 0,2% de l'ensemble des contrats de travail à durée indéterminée a pris fin pour un départ à la pension. 0,02% des travailleurs ont par ailleurs bénéficié d'une pension anticipée et un pourcentage infime, soit 0,05%, est entré dans le régime des RCC. En 2010, ce système représentait encore 0,14% de l'ensemble des ruptures de CDI. "Depuis le renforcement des conditions pour l'accès au RCC en 2015, nous constatons que de moins en moins de travailleurs peuvent bénéficier de ce régime", développe Olivier Marcq, juriste chez Acerta. "La discussion à ce sujet dans le cadre des négociations sur l'accord interprofessionnel relève plutôt du débat idéologique que de la concertation ayant eu un impact important sur la disponibilité des travailleurs plus âgés pour le marché de l'emploi." De plus, l'âge moyen du départ en RCC s'élève désormais à 61 ans (58,2 ans en 2010), et est de plus en plus proche de l'âge moyen du départ à la pension anticipée (61,5 ans) ou à la pension (63,3 ans). Concernant les motifs de rupture de contrat, Acerta constate une augmentation des départs pris à l'initiative du travailleur. Ils représentent 38,1% de l'ensemble des ruptures de contrats (+7,4% entre 2010 et 2018). Les départs dus à des cas de force majeures ou des raisons médicales sont aussi en augmentation (3,2% de l'ensemble des ruptures de contrat). "Ce chiffre augmente", constate Olivier Macq. "Et il faut s'en inquiéter. La santé physique et mentale sont importantes pour un marché de l'emploi sain et, par extension, une société saine. Rendre le travail effectivement faisable et maniable peut aider à éviter les problèmes médicaux et à réduire les absences pour cause de maladie." L'âge moyen des personnes dont le contrat de travail prend fin pour raisons médicales s'élevait à 44,6 ans en 2018. L'étude se base sur les données réelles de travailleurs en service auprès de plus de 32.000 employeurs issus du secteur privé. (Belga)