Interrogé sur le sujet par de nombreux députés, le ministre a d'emblée dressé le tableau des échanges entre la Russie et la Région wallonne. "On peut relever la faiblesse relative des liens commerciaux directs avec la Russie qui représente pour la Wallonie moins de 3% des importations et moins de 1% des exportations", a-t-il pointé.

Néanmoins, "la crise covid nous a rappelé qu'au-delà de l'ampleur de ces flux de commerce, notre fragilité économique est également impactée par leur concentration qui souligne bien souvent notre dépendance stratégique sur certains produits spécifiques. Pour la Wallonie, la question est donc plutôt les risques qu'entraine une trop forte concentration pour notre tissu économique", a ajouté le ministre.

Ainsi, la Région "a une dépendance très élevée à l'égard de la Russie pour certains types de produits métallurgiques russes importés, dont nous dépendons à 96 %, et pour des montants importants - plus de 2 milliards d'euros sur la période 2017-2019", a-t-il poursuivi.

La dépendance wallonne à l'égard du phosphate est également élevée avec une part russe de 84 % tandis que selon le SPF Économie, 6% à 6,5% des importations de gaz naturel en Belgique proviennent de Russie.

"À ce stade, ce sont toutefois les conséquences majeures sur les marchés mondiaux qui impactent de facto les entreprises wallonnes", avec des incertitudes sur "l'évolution du prix des matières premières et de l'énergie en particulier", a souligné Willy Borsus, en rappelant par ailleurs la création, le mois passé, d'une task force wallonne composée entre autres de l'Awex et de la Sogepa. Cette dernière s'est réunie à trois reprises et a listé les entreprises wallonnes qui importent et exportent des biens et services en Russie et en Ukraine.

"En termes de mesures spécifiques de soutien économique, nous allons également, avec nos outils financiers wallons, étudier les mesures qui pourraient être prises pour soutenir les entreprises touchées indirectement par le conflit", a encore affirmé le ministre.

Ce dernier a enfin évoqué la situation de l'entreprise sidérurgique NLMK à La Louvière, financée par des capitaux russes et wallons. "En tant qu'actionnaire de cette entreprise, le gouvernement régional suit de près la situation", a-t-il expliqué. "Dans le cadre de la concertation intra-belge préparatoire aux décisions européennes, il a ainsi été demandé aux Affaires étrangères d'être particulièrement attentives à la sauvegarde de la fourniture des produits semi-finis depuis Lipetsk jusqu'à la Belgique, ainsi qu'à la sauvegarde des responsables russes de la chaîne de décision. Des dispositions ont également été prises pour sécuriser les flux financiers et limiter, du moins pour un certain temps, la dépendance de la filiale belge de l'entité russe", a conclu Willy Borsus.

Interrogé sur le sujet par de nombreux députés, le ministre a d'emblée dressé le tableau des échanges entre la Russie et la Région wallonne. "On peut relever la faiblesse relative des liens commerciaux directs avec la Russie qui représente pour la Wallonie moins de 3% des importations et moins de 1% des exportations", a-t-il pointé. Néanmoins, "la crise covid nous a rappelé qu'au-delà de l'ampleur de ces flux de commerce, notre fragilité économique est également impactée par leur concentration qui souligne bien souvent notre dépendance stratégique sur certains produits spécifiques. Pour la Wallonie, la question est donc plutôt les risques qu'entraine une trop forte concentration pour notre tissu économique", a ajouté le ministre. Ainsi, la Région "a une dépendance très élevée à l'égard de la Russie pour certains types de produits métallurgiques russes importés, dont nous dépendons à 96 %, et pour des montants importants - plus de 2 milliards d'euros sur la période 2017-2019", a-t-il poursuivi. La dépendance wallonne à l'égard du phosphate est également élevée avec une part russe de 84 % tandis que selon le SPF Économie, 6% à 6,5% des importations de gaz naturel en Belgique proviennent de Russie. "À ce stade, ce sont toutefois les conséquences majeures sur les marchés mondiaux qui impactent de facto les entreprises wallonnes", avec des incertitudes sur "l'évolution du prix des matières premières et de l'énergie en particulier", a souligné Willy Borsus, en rappelant par ailleurs la création, le mois passé, d'une task force wallonne composée entre autres de l'Awex et de la Sogepa. Cette dernière s'est réunie à trois reprises et a listé les entreprises wallonnes qui importent et exportent des biens et services en Russie et en Ukraine. "En termes de mesures spécifiques de soutien économique, nous allons également, avec nos outils financiers wallons, étudier les mesures qui pourraient être prises pour soutenir les entreprises touchées indirectement par le conflit", a encore affirmé le ministre. Ce dernier a enfin évoqué la situation de l'entreprise sidérurgique NLMK à La Louvière, financée par des capitaux russes et wallons. "En tant qu'actionnaire de cette entreprise, le gouvernement régional suit de près la situation", a-t-il expliqué. "Dans le cadre de la concertation intra-belge préparatoire aux décisions européennes, il a ainsi été demandé aux Affaires étrangères d'être particulièrement attentives à la sauvegarde de la fourniture des produits semi-finis depuis Lipetsk jusqu'à la Belgique, ainsi qu'à la sauvegarde des responsables russes de la chaîne de décision. Des dispositions ont également été prises pour sécuriser les flux financiers et limiter, du moins pour un certain temps, la dépendance de la filiale belge de l'entité russe", a conclu Willy Borsus.