La déconnexion est intervenue en milieu de journée, et a été retransmise en direct à la télévision suisse publique SRF. "BKW est prête pour la première désaffectation d'une centrale nucléaire suisse", a relevé dans un communiqué le groupe énergétique, propriétaire de cette installation située dans l'ouest du pays. Seule une centrale nucléaire expérimentale et des réacteurs de recherche avaient jusqu'à présent été désaffectés en Suisse. Si la déconnexion manuelle de la centrale de Mühleberg a eu lieu à 12h30 (11H30 GMT), lorsqu'une personne a appuyé sur deux boutons, sa désaffectation ne devrait pas s'achever avant 2034, date à laquelle le site pourra être réaménagé, selon les prévisions de BKW. "C'est vraiment une journée historique", a souligné cette semaine la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Simonetta Sommaruga, à la télévision suisse publique RTS. "Avec l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg, on voit les chances que cela donne pour l'énergie hydraulique, l'énergie solaire", s'est-t-elle réjoui. La mise hors service de la centrale, qui avait été décidée quelques mois après que Mühleberg ait reçu une autorisation d'exploitation illimitée au début de 2013, n'est toutefois pas le résultat d'une décision politique. Fermer la centrale nucléaire de Mühleberg, qui couvrait environ 5% des besoins en électricité du pays, "était une décision entrepreneuriale", a expliqué le groupe BKW, dans un courriel à l'AFP. "Si nous avions voulu continuer d'exploiter notre centrale à long terme, nous aurions dû investir encore beaucoup plus pour répondre aux exigences techniques de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN)", a-t-il détaillé. En fermant Mühleberg, la Suisse tourne malgré tout une page du nucléaire. La Suisse compte désormais trois centrales: Gösgen, Leibstadt et Beznau, cette dernière disposant de deux réacteurs. Leur arrêt définitif n'est pas au programme pour le moment. Car si la Suisse, à l'instar de l'Allemagne, a décidé après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, de sortir progressivement du nucléaire, les autorités n'ont pas fourni de date précise pour son abandon. Certes, la population suisse a validé par référendum le 21 mai 2017 cette sortie progressive du nucléaire - qui représentait alors environ un tiers de l'approvisionnement électrique national - en votant contre la construction de nouvelles centrales. Mais quelques mois auparavant, le 27 novembre 2016, ils avaient voté contre une initiative populaire visant à interdire aux centrales suisses de fonctionner au-delà de 45 ans. Les centrales nucléaires existantes peuvent donc continuer à fonctionner tant que leur exploitation est conforme aux normes de sécurité. (Belga)

La déconnexion est intervenue en milieu de journée, et a été retransmise en direct à la télévision suisse publique SRF. "BKW est prête pour la première désaffectation d'une centrale nucléaire suisse", a relevé dans un communiqué le groupe énergétique, propriétaire de cette installation située dans l'ouest du pays. Seule une centrale nucléaire expérimentale et des réacteurs de recherche avaient jusqu'à présent été désaffectés en Suisse. Si la déconnexion manuelle de la centrale de Mühleberg a eu lieu à 12h30 (11H30 GMT), lorsqu'une personne a appuyé sur deux boutons, sa désaffectation ne devrait pas s'achever avant 2034, date à laquelle le site pourra être réaménagé, selon les prévisions de BKW. "C'est vraiment une journée historique", a souligné cette semaine la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Simonetta Sommaruga, à la télévision suisse publique RTS. "Avec l'arrêt de la centrale nucléaire de Mühleberg, on voit les chances que cela donne pour l'énergie hydraulique, l'énergie solaire", s'est-t-elle réjoui. La mise hors service de la centrale, qui avait été décidée quelques mois après que Mühleberg ait reçu une autorisation d'exploitation illimitée au début de 2013, n'est toutefois pas le résultat d'une décision politique. Fermer la centrale nucléaire de Mühleberg, qui couvrait environ 5% des besoins en électricité du pays, "était une décision entrepreneuriale", a expliqué le groupe BKW, dans un courriel à l'AFP. "Si nous avions voulu continuer d'exploiter notre centrale à long terme, nous aurions dû investir encore beaucoup plus pour répondre aux exigences techniques de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN)", a-t-il détaillé. En fermant Mühleberg, la Suisse tourne malgré tout une page du nucléaire. La Suisse compte désormais trois centrales: Gösgen, Leibstadt et Beznau, cette dernière disposant de deux réacteurs. Leur arrêt définitif n'est pas au programme pour le moment. Car si la Suisse, à l'instar de l'Allemagne, a décidé après la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, de sortir progressivement du nucléaire, les autorités n'ont pas fourni de date précise pour son abandon. Certes, la population suisse a validé par référendum le 21 mai 2017 cette sortie progressive du nucléaire - qui représentait alors environ un tiers de l'approvisionnement électrique national - en votant contre la construction de nouvelles centrales. Mais quelques mois auparavant, le 27 novembre 2016, ils avaient voté contre une initiative populaire visant à interdire aux centrales suisses de fonctionner au-delà de 45 ans. Les centrales nucléaires existantes peuvent donc continuer à fonctionner tant que leur exploitation est conforme aux normes de sécurité. (Belga)