La SNCB souhaite ajouter des trains sur certains trajets, notamment sur l'axe très fréquenté entre Bruxelles et Gand, mais aussi lancer de nouvelles lignes. Mais "nous ne savons souvent que bien trop tard quels travaux sont prévus", affirme son porte-parole Dimitri Temmerman. ­"Infrabel ne concerte pas assez, nous sommes trop souvent mis devant le fait accompli."

L'entreprise chargée de l'infrastructure dit ne pas comprendre cette critique et estime qu'il y a assez de dialogue. "La plupart du temps, la SNCB sait six mois à un an à l'avance où nous allons effectuer des travaux. Sauf lorsque nous devons intervenir de manière urgente et inattendue", y répond-on.

Avec notamment Thalys, Eurostar et un certain nombre d'opérateurs ferroviaires sur le fret, la SNCB a envoyé vendredi une lettre à Infrabel, en lui demandant la création du mécanisme de coordination prévu par la loi.

Dans une réaction à l'article, les opérateurs de fret fustigent une réponse d'Infrabel jugée "choquante". "Cela fait plus d'un an que nous dialoguons avec eux pour soulever le problème structurel dans leur planification des travaux. La direction d'Infrabel a explicitement reconnu ce problème et nous a promis des solutions. Nous les attendons toujours. Il ne nous est plus possible de tolérer cette situation."

"Nous sommes constamment confrontés à des modifications et des annulations de trains extrêmement tardives en raison de la mauvaise coordination du travail d'Infrabel" alors "que nous devons réserver nos trains plus d'un an à l'avance", poursuivent-ils. Les opérateurs pointent aussi une "coordination insuffisante avec les réseaux ferroviaires internationaux".