"L'e-commerce représente chez nous environ 17% du chiffre d'affaires mais il faut également penser au coût pour la société", a déclaré Wouter Torfs, le CEO de la marque du même nom.

La ministre Nathalie Muylle a récemment commandé une étude sur les comportements d'achat des Belges, dont il ressort que 66% ont recours à l'e-commerce. C'est même le cas au moins une fois par mois pour six personnes sur dix.

Pour l'instant, les retours gratuits sont considérés comme une norme. En moyenne, un retour coûte environ 5 euros à l'expéditeur. Si ce coût devait être facturé au destinataire, 46% des répondants indiquent qu'ils renonceraient à leur achat. Ce taux baisse à 14% si les frais s'élevaient à 1 euro et grimpe par contre à 74% pour 10 euros.

"Nous insistons sur l'importance des enjeux climatiques mais, à côté de cela, nous renvoyons massivement des colis", souligne la ministre, qui reconnaît que les Etats membres disposent de peu de ressources et de marge de manoeuvre pour s'attaquer au phénomène. "Nous pouvons toutefois agir au niveau belge. L'étude montre que le dernier kilomètre de la livraison des colis est responsable de 75% des coûts, que ce soit en termes d'argent mais aussi de trafic et de qualité de l'air. Et là, le politique peut faire la différence."

La Commission consultative spéciale consommation, intégrée au Conseil central de l'Economie, formule de son côté quatre recommandations pour tendre vers davantage de durabilité. "Nous pouvons tout d'abord mettre en oeuvre une politique de différenciation des prix pour le transport, par exemple en rendant le prix d'une livraison en un jour plus chère que lorsqu'il faut attendre quelques jours. Il a été démontré que le Belge n'y voyait pas d'inconvénient. Nous devons également envisager de nouvelles formes de distribution, comme des points de collecte, mais aussi d'organisation, avec par exemple des livraisons à vélo et des emballages plus durables. Enfin, et c'est peut-être là la tâche la plus importante, il faut sensibiliser les consommateurs à tous ces frais."

"L'e-commerce représente chez nous environ 17% du chiffre d'affaires mais il faut également penser au coût pour la société", a déclaré Wouter Torfs, le CEO de la marque du même nom. La ministre Nathalie Muylle a récemment commandé une étude sur les comportements d'achat des Belges, dont il ressort que 66% ont recours à l'e-commerce. C'est même le cas au moins une fois par mois pour six personnes sur dix. Pour l'instant, les retours gratuits sont considérés comme une norme. En moyenne, un retour coûte environ 5 euros à l'expéditeur. Si ce coût devait être facturé au destinataire, 46% des répondants indiquent qu'ils renonceraient à leur achat. Ce taux baisse à 14% si les frais s'élevaient à 1 euro et grimpe par contre à 74% pour 10 euros. "Nous insistons sur l'importance des enjeux climatiques mais, à côté de cela, nous renvoyons massivement des colis", souligne la ministre, qui reconnaît que les Etats membres disposent de peu de ressources et de marge de manoeuvre pour s'attaquer au phénomène. "Nous pouvons toutefois agir au niveau belge. L'étude montre que le dernier kilomètre de la livraison des colis est responsable de 75% des coûts, que ce soit en termes d'argent mais aussi de trafic et de qualité de l'air. Et là, le politique peut faire la différence." La Commission consultative spéciale consommation, intégrée au Conseil central de l'Economie, formule de son côté quatre recommandations pour tendre vers davantage de durabilité. "Nous pouvons tout d'abord mettre en oeuvre une politique de différenciation des prix pour le transport, par exemple en rendant le prix d'une livraison en un jour plus chère que lorsqu'il faut attendre quelques jours. Il a été démontré que le Belge n'y voyait pas d'inconvénient. Nous devons également envisager de nouvelles formes de distribution, comme des points de collecte, mais aussi d'organisation, avec par exemple des livraisons à vélo et des emballages plus durables. Enfin, et c'est peut-être là la tâche la plus importante, il faut sensibiliser les consommateurs à tous ces frais."