La puissante Banque centrale allemande, la Bundesbank, se verra interdire de participer à ce programme anti-crise, qui a encore gagné en ampleur en raison de la pandémie de coronavirus, si "le Conseil des gouverneurs de la BCE" ne démontre pas "de façon compréhensible et substantielle" qu'il n'a pas outrepassé les traités européens, a décidé la juridiction suprême allemande. Saisie par plusieurs requérants eurosceptiques, la Cour constitutionnelle explique certes n'avoir "pas pu établir de violation" par la BCE de l'interdiction qui lui est faite de financer directement les États européens. Mais, dans une décision d'une rare virulence, les magistrats de Karlsruhe jugent "douteuse" la compétence de l'institut de Francfort de racheter massivement de la dette publique, qui a représenté la majeure partie des 2.600 milliards d'euros d'achats d'obligations opérés entre mars 2015 et décembre 2018, dans le cadre de "l'assouplissement quantitatif" ou "QE" réactivé en novembre dernier. En particulier, ils refusent de se plier à l'avis de la Cour de justice européenne, qui avait validé fin 2018 le programme de la BCE, et déplorent l'absence de contrôle du QE par le Parlement allemand. L'arrêt rendu mardi "ne concerne pas" le programme d'urgence contre la pandémie (PEPP) annoncé mi-mars par la BCE et doté de 750 milliards d'euros d'ici la fin de l'année, rappellent néanmoins les magistrats. (Belga)

La puissante Banque centrale allemande, la Bundesbank, se verra interdire de participer à ce programme anti-crise, qui a encore gagné en ampleur en raison de la pandémie de coronavirus, si "le Conseil des gouverneurs de la BCE" ne démontre pas "de façon compréhensible et substantielle" qu'il n'a pas outrepassé les traités européens, a décidé la juridiction suprême allemande. Saisie par plusieurs requérants eurosceptiques, la Cour constitutionnelle explique certes n'avoir "pas pu établir de violation" par la BCE de l'interdiction qui lui est faite de financer directement les États européens. Mais, dans une décision d'une rare virulence, les magistrats de Karlsruhe jugent "douteuse" la compétence de l'institut de Francfort de racheter massivement de la dette publique, qui a représenté la majeure partie des 2.600 milliards d'euros d'achats d'obligations opérés entre mars 2015 et décembre 2018, dans le cadre de "l'assouplissement quantitatif" ou "QE" réactivé en novembre dernier. En particulier, ils refusent de se plier à l'avis de la Cour de justice européenne, qui avait validé fin 2018 le programme de la BCE, et déplorent l'absence de contrôle du QE par le Parlement allemand. L'arrêt rendu mardi "ne concerne pas" le programme d'urgence contre la pandémie (PEPP) annoncé mi-mars par la BCE et doté de 750 milliards d'euros d'ici la fin de l'année, rappellent néanmoins les magistrats. (Belga)