Le secteur bancaire est à la peine, en raison des taux faibles et des coûts en hausse, les marges sont sous pression. C'est en tout cas le discours auquel ont eu droit les syndicats, a indiqué Luc Broos du LBC (CSC). "Mais nous sommes soulagés par ce que nous avons entendu", a-t-il ajouté, se référant au désastre craint chez ING. Le plan de la direction de BNP Paribas Fortis est d'éviter tout licenciement sec dans les deux ans. "Avec les mouvements naturels, on peut déjà faire pas mal d'économies", estime Marc Waterschoot de l'ACLVB (CGSLB). Il y aura par contre moins d'engagements qu'initialement prévu. On table sur 250 à 300 arrivées, contre le double prévu dans un premier temps. La direction demande quelques contre-parties aux syndicats. Ceux-ci devront dès lors bricoler avec les barèmes. "Certains travailleurs anciens gagnent beaucoup, et sont nombreux. De l'autre côté, les salaires des jeunes employés sont relativement bas. C'est cela qu'il va falloir ajuster." Les heures d'ouverture vont également être modifiées. Selon Marc Waterschoot, les changements resteront cependant limités. "Dans les bureaux où les heures ont déjà été changées, on ne remarque qu'un faible impact sur la fréquentation." La direction et les syndicats se retrouveront autour de la table le 17 octobre. (Belga)