Après l'échec de la négociation entre partenaires sociaux, le gouvernement fédéral s'est mis d'accord pour permettre aux entreprises qui ont enregistré de bons résultats durant la crise d'accorder à leurs travailleurs une prime exceptionnelle de maximum 500 euros nets en 2021. Selon la FEB, cette décision est conforme aux propositions formulées par les employeurs lors de la concertation du Groupe des Dix. Elle souligne que l'octroi d'une telle prime n'est pas une obligation et que son champ d'application est élargi, ce qui permettra "de donner un coup de pouce" à l'économie intérieure. "Comme il s'agit d'une prime unique plafonnée, cela n'influence pas de manière permanente la compétitivité ni la marge salariale pour l'avenir", poursuit la fédération. En l'absence d'un critère clair pour les "entreprises ayant enregistré de bons résultats", elle craint cependant que celles en difficulté l'année dernière accordent également cette prime "sous la menace de grèves, avec toutes les conséquences que cela implique pour leurs chances de survie et leurs projets d'investissement à court terme". Cela entraînera des pertes d'emploi, prévient la FEB. "Ce faisant, le gouvernement prend un énorme risque qui aurait pu être facilement évité si on avait imposé, comme pour beaucoup d'autres mesures corona, une certaine augmentation du chiffre d'affaires, par exemple, comme condition." La fédération patronale souligne qu'il s'agira de rester "très vigilants" quant à l'évolution de la compétitivité, évoquant un "handicap historique" en termes de coûts salariaux de plus de 10%. Elle cite également la probabilité élevée d'une hausse de l'inflation en Belgique. "Nous espérons que la décision prise aujourd'hui par le kern permettra un déroulement serein des négociations salariales dans les secteurs et entreprises. Sachant que la crise fait toujours rage, la prudence reste de mise. De plus, toute grève ou action de ce type ne fera que provoquer davantage de restructurations et de chômage", avertissent Pieter Timmermans et Monica De Jonghe, qui représentent la FEB au sein du Groupe des Dix. (Belga)

Après l'échec de la négociation entre partenaires sociaux, le gouvernement fédéral s'est mis d'accord pour permettre aux entreprises qui ont enregistré de bons résultats durant la crise d'accorder à leurs travailleurs une prime exceptionnelle de maximum 500 euros nets en 2021. Selon la FEB, cette décision est conforme aux propositions formulées par les employeurs lors de la concertation du Groupe des Dix. Elle souligne que l'octroi d'une telle prime n'est pas une obligation et que son champ d'application est élargi, ce qui permettra "de donner un coup de pouce" à l'économie intérieure. "Comme il s'agit d'une prime unique plafonnée, cela n'influence pas de manière permanente la compétitivité ni la marge salariale pour l'avenir", poursuit la fédération. En l'absence d'un critère clair pour les "entreprises ayant enregistré de bons résultats", elle craint cependant que celles en difficulté l'année dernière accordent également cette prime "sous la menace de grèves, avec toutes les conséquences que cela implique pour leurs chances de survie et leurs projets d'investissement à court terme". Cela entraînera des pertes d'emploi, prévient la FEB. "Ce faisant, le gouvernement prend un énorme risque qui aurait pu être facilement évité si on avait imposé, comme pour beaucoup d'autres mesures corona, une certaine augmentation du chiffre d'affaires, par exemple, comme condition." La fédération patronale souligne qu'il s'agira de rester "très vigilants" quant à l'évolution de la compétitivité, évoquant un "handicap historique" en termes de coûts salariaux de plus de 10%. Elle cite également la probabilité élevée d'une hausse de l'inflation en Belgique. "Nous espérons que la décision prise aujourd'hui par le kern permettra un déroulement serein des négociations salariales dans les secteurs et entreprises. Sachant que la crise fait toujours rage, la prudence reste de mise. De plus, toute grève ou action de ce type ne fera que provoquer davantage de restructurations et de chômage", avertissent Pieter Timmermans et Monica De Jonghe, qui représentent la FEB au sein du Groupe des Dix. (Belga)