"La Sabena, poussée dans le dos par Swissair, son dirigeant de fait, s'est entendue avec Airbus pour passer une commande de 34 Airbus sans fonds propres et sans soutien financier ni de la part de Swissair, ni de la part d'Airbus", a plaidé lundi Sylvie Van Ommeslaghe, au nom de la curatelle. Selon elle, la décision de procéder à un renouvellement complet de flotte au terme d'une commande ferme en retenant des avions plus chers que les Boeing et avec un délai de livraison étalé sur quatre ans est un acte anormal. "Swissair s'est d'abord mise d'accord avec Airbus sur un scénario caché à la Sabena", a-t-elle affirmé. Les dirigeants de la Sabena avaient pour leur part défendu la piste des Boeing mais se sont retrouvés devant le fait accompli, d'après la curatelle. Celle-ci a réclamé lundi, devant le tribunal de commerce, l'annulation de la commande de la moitié des 34 avions, un préjudice qu'elle évalue à 78 millions de dollars. Ce montant et d'autres remboursements de leasing débouchent sur un préjudice total estimé à 95,8 millions d'euros. Les avocats d'Airbus plaideront la semaine prochaine.

"La Sabena, poussée dans le dos par Swissair, son dirigeant de fait, s'est entendue avec Airbus pour passer une commande de 34 Airbus sans fonds propres et sans soutien financier ni de la part de Swissair, ni de la part d'Airbus", a plaidé lundi Sylvie Van Ommeslaghe, au nom de la curatelle. Selon elle, la décision de procéder à un renouvellement complet de flotte au terme d'une commande ferme en retenant des avions plus chers que les Boeing et avec un délai de livraison étalé sur quatre ans est un acte anormal. "Swissair s'est d'abord mise d'accord avec Airbus sur un scénario caché à la Sabena", a-t-elle affirmé. Les dirigeants de la Sabena avaient pour leur part défendu la piste des Boeing mais se sont retrouvés devant le fait accompli, d'après la curatelle. Celle-ci a réclamé lundi, devant le tribunal de commerce, l'annulation de la commande de la moitié des 34 avions, un préjudice qu'elle évalue à 78 millions de dollars. Ce montant et d'autres remboursements de leasing débouchent sur un préjudice total estimé à 95,8 millions d'euros. Les avocats d'Airbus plaideront la semaine prochaine.