"Une boussole pour qu'il retrouve le bon chemin, celui qui rencontre les intérêts des travailleurs. Il est important pour nous de proposer une discussion sur le fond avec un représentant des entreprises, puisque nous sommes dans le cadre d'une négociation. Toutes les organisations professionnelles de la CSC sont là pour remettre un cahier de revendications et expliquer leur point de vue. Rappeler que la pénibilité des métiers est un véritable problème, par exemple. Et sensibiliser les employeurs à la question du pouvoir d'achat. Il faut prévoir des augmentations de salaire dans le cadre des accords interprofessionnels", indique sur place le permanent CSC Christian Guldentops. Peu avant la rencontre, Olivier de Wasseige a reprécisé la position de l'UWE. Il estime que les syndicats se trompent de cibles en bloquant les entreprises alors que le problème principal est le sous-emploi, avec 31.000 postes vacants faute pour les employeurs de trouver des profils adéquats. "C'est bien l'emploi qui finance la sécurité sociale. On ne conteste pas un problème de pouvoir d'achat, qui est un réel problème sociétal: quand on voit ce que quelqu'un gagne par rapport à ce qu'il coute à son entreprise, c'est aberrant. Il faut diminuer les dépenses publiques. Quant aux négociations salariales dans le cadre des accords interprofessionnels, on verra la marge possible dans les chiffres du Conseil central de l'économie qui sortiront en janvier. Mais je rappelle que toute grève coûte à l'entreprise. Cette journée de vendredi coutera cher à l'économie wallonne...", indique Olivier de Wasseige. (Belga)