Zagreb espère intégrer l'ERM II, dit "antichambre" de l'euro, d'ici la mi-2020 et adhérer à la zone euro trois ans plus tard. Une lettre d'intention de rejoindre le mécanisme, signée par le ministre des Finances Zdravko Maric et le gouverneur de la Banque nationale Boris Vujcic, a été adressée aux pays de la zone euro et aux institutions de l'UE, expliquant le plan de réformes que Zagreb entend entreprendre pour atteindre son objectif, précise un communiqué de la HNB. "D'importants progrès dans la diminution des déséquilibres macroéconomiques" ont permis d'adresser cette demande, précise le communiqué. "Le redressement économique, l'augmentation des exportations, la chute du chômage (...), la diminution de la dette ont amoindri la vulnérabilité de l'économie croate", a-t-on ajouté de même source. Ces résultats ont permis à la Croatie de quitter en 2017 la procédure de déficit excessif. La Croatie a rejoint l'UE en 2013 et son économie est l'une des plus faibles du bloc européen. En avril, le salaire moyen était de 6.434 kunas (870 euros) et le taux de chômage était de 8,5%. Les responsables croates soulignent volontiers les bénéfices qu'apporterait l'introduction de l'euro dans la mesure où environ 80% des dépôts dans les banques sont en euros et que les principaux partenaires du pays appartiennent à la zone euro. Les sondages montrent néanmoins que la population est divisée sur la question. Selon les sondages, entre 39 et 52% des Croates soutiennent l'introduction de la monnaie européenne. (Belga)