Dans son analyse des impacts de la crise sanitaire sur les conditions de vie et les inégalités sociales en Wallonie, l'Iweps souligne que la pandémie de Covid-19 est venue se superposer à des inégalités sociales préexistantes au sud du pays. Le taux d'emploi devrait se maintenir grâce aux mesures gouvernementales, mais l'institution estime qu'en 2020, la satisfaction de vie, la formation continue des adultes et la pauvreté des enfants se sont dégradées. L'Iweps pose par ailleurs des constats alarmants concernant les déséquilibres socio-économiques, déjà sur la période 2004-2019. Les inégalités n'ont cessé de se creuser et le fossé s'est encore accentué en 2018 et 2019. Outre les déséquilibres socio-économiques, l'Iweps s'est aussi penché sur l'état général de la société. Ensemble, ces deux critères composent l'indice de situation sociale (ISS). Ainsi, entre 2004 et 2019, la situation sociale en Wallonie s'est améliorée mais d'une façon moins prononcée proportionnellement à l'évolution du PIB par habitant sur la même période, relève l'Iweps. Le PIB par habitant a crû entre 2004 et 2008 et dans le même temps, la situation sociale s'est détériorée. La crise financière de 2008 a marqué un coup d'arrêt à la progression du PIB et a encore dégradé la situation sociale. Entre 2013 et 2018 toutefois, l'activité économique s'est relancée, entraînant une amélioration de la situation sociale, qui s'est stabilisée en 2019. Pour 2020, l'Iweps observe la tendance inverse : le PIB par habitant a chuté mais la situation sociale s'est améliorée, grâce aux mesures gouvernementales. L'Iweps met encore en garde contre un "bond en arrière" constaté chez toutes les catégories de personnes précaires par les acteurs de l'action sociale en Wallonie, que l'institut a interrogés entre mars et juin 2021. Un recul social généralisé qui s'explique par un manque de suivi ou d'accompagnement social pendant la pandémie, ainsi que l'arrêt du travail entrepris avec les bénéficiaires avant la crise sanitaire. Pour l'organe, cela met "en exergue des problèmes d'ordre structurel". Trois "préoccupations majeures" doivent retenir l'attention des autorités, selon l'Iweps : l'impact de la pandémie sur la santé mentale et les conséquences à moyen et long termes des problèmes dans ce domaine ; la "situation alarmante des jeunes" de 14 à 30 ans et l'aggravation de la situation des populations les plus précaires. (Belga)

Dans son analyse des impacts de la crise sanitaire sur les conditions de vie et les inégalités sociales en Wallonie, l'Iweps souligne que la pandémie de Covid-19 est venue se superposer à des inégalités sociales préexistantes au sud du pays. Le taux d'emploi devrait se maintenir grâce aux mesures gouvernementales, mais l'institution estime qu'en 2020, la satisfaction de vie, la formation continue des adultes et la pauvreté des enfants se sont dégradées. L'Iweps pose par ailleurs des constats alarmants concernant les déséquilibres socio-économiques, déjà sur la période 2004-2019. Les inégalités n'ont cessé de se creuser et le fossé s'est encore accentué en 2018 et 2019. Outre les déséquilibres socio-économiques, l'Iweps s'est aussi penché sur l'état général de la société. Ensemble, ces deux critères composent l'indice de situation sociale (ISS). Ainsi, entre 2004 et 2019, la situation sociale en Wallonie s'est améliorée mais d'une façon moins prononcée proportionnellement à l'évolution du PIB par habitant sur la même période, relève l'Iweps. Le PIB par habitant a crû entre 2004 et 2008 et dans le même temps, la situation sociale s'est détériorée. La crise financière de 2008 a marqué un coup d'arrêt à la progression du PIB et a encore dégradé la situation sociale. Entre 2013 et 2018 toutefois, l'activité économique s'est relancée, entraînant une amélioration de la situation sociale, qui s'est stabilisée en 2019. Pour 2020, l'Iweps observe la tendance inverse : le PIB par habitant a chuté mais la situation sociale s'est améliorée, grâce aux mesures gouvernementales. L'Iweps met encore en garde contre un "bond en arrière" constaté chez toutes les catégories de personnes précaires par les acteurs de l'action sociale en Wallonie, que l'institut a interrogés entre mars et juin 2021. Un recul social généralisé qui s'explique par un manque de suivi ou d'accompagnement social pendant la pandémie, ainsi que l'arrêt du travail entrepris avec les bénéficiaires avant la crise sanitaire. Pour l'organe, cela met "en exergue des problèmes d'ordre structurel". Trois "préoccupations majeures" doivent retenir l'attention des autorités, selon l'Iweps : l'impact de la pandémie sur la santé mentale et les conséquences à moyen et long termes des problèmes dans ce domaine ; la "situation alarmante des jeunes" de 14 à 30 ans et l'aggravation de la situation des populations les plus précaires. (Belga)